Harcèlement sexuel et prévention

Harcèlement sexuel dans la communauté

Même dans les meilleures familles

A l’heure où les stars et les personnalités publiques dénoncent le harcèlement sexuel qu’elles ont subit, la communauté se demande si, dans nos milieux supposés très protégés, nous aussi nous subissons le harcèlement.

Sur les réseaux sociaux, les jeunes adultes qui parlent enfin de ce qu’il leur est arrivé sont de moins en moins rares. Ainsi, bien qu’étant formatrice en communication, thérapeute, et madrehat kala, je n’aurai jamais imaginé que cela ait pu arrivé à mes enfants. Ceux qui ont lu l’histoire de Sarah l’ont compris. Ne pas vouloir que cela arrive, se sentir protégés parce que nous sommes religieux, tout cela est non seulement faux, mais fait peser sur nous une terrible responsabilité.

C’est évident: à notre époque, il est indispensable de non seulement protéger et éduquer, mais aussi de former nos enfants, nous allons voir comment. J’ai listé plusieurs sujets dont il nous faut parler avec nos enfants, et ce, dès leur plus jeune âge. On le fera de façon claire, avec des mots qui veulent dire ce qu’ils désignent: plus de zizi foufoune et autres « les enfants ça sort par en bas ».

Éducation sexuelle et anatomique

Utilisation de mots clairs et précis

Les conseils diffèrent d’un thérapeute à l’autre. Pour ma part je préfère parler d’organes génitaux, sexuels, de vagin et de pénis: si ces organes ont un nom, pourquoi leur en donner un autre? Pour dissimuler quoi? Ne trouverait-on par absurde de parler de gambouillette au lieu de parler de la jambe, ou de feufeux au lieu de cheveux? mdr

Je suis souvent horrifiée de voir à quel point les femmes et les hommes n’ont aucune connaissance de leurs organes internes ni comment leur corps fonctionne. Cette semaine encore, un jeune couple m’expliquait que cela faisait 6 mois qu’ils essayaient d’avoir leur première relation et qu’ils ne comprenaient pas ce qu’il se passait. L’hymen de la Kala était tellement épais que sans aide chirurgicale, elle aurait pu continuer longtemps à souffrir. S’ils avaient su ce qu’est l’hymen, les différents formes, ce qu’il se passe lors de la première pénétration, ils auraient vite fait le lien avec ce qu’il se passait, et se seraient tourné sans attendre vers un gynécologue pour une ablation de l’hymen.

Prévenir plutôt que guérir

Le corps, cette création divine sublime

Le corps est pour l’enfant l’objet le plus intéressant et qui absorbe toute son attention, alors apprenons-lui comment il fonctionne. Cela implique l’achat de livres ou de vidéos clairs et qui ne cachent rien. Un enfant devrait pouvoir regarder ces livres sur le corps humain sans gène ni retenue, et poser toutes les questions qui lui semblent pertinentes. Je vous recommande la rubrique sur les organes génitaux et reproducteurs.

Il n’en parle pas, alors moi non plus

Je rencontre parfois des parents qui m’expliquent que si leur enfant ne pose aucune question, c’est bien la preuve que ce n’est pas le moment d’en parler, que d’ailleurs leur rabin leur a dit qu’on ne parle pas des problèmes avant que l’enfant ne le demande. A ces parents je répondrais que malheureusement, quand ils seront amené à en parler, c’est parce que le mal sera déjà advenu.

Déléguons, pourquoi pas, mais agissons!

Si nous sommes gêné de parler du corps, du désir et du plaisir, déléguons cette tache à un autre adulte, mais ne négligeons pas cette part de l’éducation. Bien sur, les mots et les exemples choisis devront être adapté à l’age de l’enfant et il est clair qu’offrir une éducation adéquate ne garanti pas que nos enfants seront épargnés. Mais faisons notre part, Dieu, Lui, fera la sienne.

Travaillons sur nos blessures d’enfants

Avant de commencer cette liste, je voudrais ajouter un fait que je remarque souvent en thérapie. Si nous, parents, avons subit dans votre vie des agressions, abus et autres maltraitances, et si nous faisons un travail thérapeutique sur nos blessures, nous aurons moins de chance de transmettre à nos enfants notre difficulté à nous défendre et à dire non quand nous sommes agressés. Ils sauront mieux le faire que nous, et pourront gérer leur vie affective et sexuelle une fois adulte de façon bien plus satisfaisante.

Autoriser nos enfants à parler de tout

Conscience de soi, droit à s’exprimer et prévention

Enseigner à nos enfants à se protéger est indispensable, nous sommes tous d’accord! Mais ce que nous ne savons pas toujours, c’est que nous ne pouvons défendre notre corps que si nous nous sentons le droit de défendre nos idées, nos convictions et nos croyances. Comment pouvons-nous défendre l’un, si l’autre nous est interdit? Comment un enfant peut-il se sentir le droit de « dire non » à un adulte, si on le force à embrasser mémé qu’il ne voit jamais, faire un sourire au chauffeur de bus désagréable. Ou encore dire « j’aime bien ma Morah » alors que c’est une vieille vipère qui aurait du être dénoncée à la DASS parce que pendant des années elle frappait et humiliait les enfants (certains sont en thérapie 20 ans plus tard avec un confrère ou avez moi, car cette histoire est tout ce qu’il y a de plus vraie).

Écouter, et protéger

=> Quand un enfant sait que ses parents écouteront ce qu’il dit, il saura qu’il peut parler. Il n’aura aucun doute que ses parents défendront sa dignité et son intégrité: alors nous aurons les outils pour les défendre.
=> Quand le personnel enseignant sera poursuivi pour de bon parce qu’il n’a pas signalé un enfant venu lui dire qu’il subissait des attouchements à la maison: alors nous les protégerons.
=> Quand les adultes responsables d’enfants auront le courage de revenir 20 ans après s’excuser de n’avoir pas pris soin d’eux en négligeant de dénoncer, ou d’avoir porté plainte: alors nos enfants sauront que leur parole a une valeur, une vraie.
=> Quand nos chefs religieux cesserons de nous servir des « surtout, il ne faut pas que ça s’ébruite », ou encore « restons entre nous, allez voir un beth din, mais surtout pas les tribunaux civils », alors nos enfants feront confiance à nos propres lois.
=> Quand nos enfants entendront de notre bouche une confirmation que tel chef de communauté joue bien avec les petites filles de sa colonie « à papa et à maman » et que ça c’est interdit, alors nous construirons une société de guiborim.

Respect du corps à tout âge

Parler du corps

Mais pas seulement en parler: les laisser tranquilles quand nous les surprenons à explorer leur corps. Si l’exploration devient trop ciblée dirons-nous, alors il est temps de leur dire que l’on ne le fait pas devant tout le monde, mais dans la chambre à coucher ou dans la salle de bain… à condition que nous frappions avant d’entrée, sinon, évidemment tout est à l’eau!

Le corps des enfants leur appartient! Tant que nous n’en serons pas convaincu, nous ne prêterons pas attention à ces petits gestes qui sont finalement inconvenants.

Le bain et les toilettes

Enseigner la protection du corpsAinsi, cette triviale activité quotidienne que l’on nomme prendre le bain: il me semble que c’est le plus tôt possible que nous devons les laisser se laver seuls. Si nous leur apprenons à se frotter la peau, puis se rincer, et que dans tous les cas ce sont eux qui vont se laver les parties intimes, alors nous serons sur le bon chemin. Pour les cheveux, jsqu’à l’age de 6/7 an par exemple, c’est autre chose. Je suggère de leur demander de s’assoir dans la baignoire avec de l’eau plein de mousse jusqu’au dessus du nombril pour les leur laver.

Pour les toilettes c’est la même chose, et il est important de cesser de les essuyer le plus tôt possible. De même, un enfant devra le plus tôt possible être seul dans les toilettes, et qu’on le laisse y passer le temps qu’il veut. Livres et jouets si nécessaires!

Éducation sexuelle

L’éducation sexuelle c’est l’éducation à la sexualité et à la maternité. Enseigner aux enfants comment on conçoit une enfant, comment et par où il nait est la base. De nombreux livres très bien faits existent, et je relèverai uniquement les mots qu’il faut avoir prononcé dans un échange entre parents et enfants:

Nommer les parties génitales et sexuelle: quelle différence? Le gland et le clitoris sont des parties de l’appareil sexuel, alors que l’utérus et ce que contient les testicules sont des parties de l’appareil génital. Les testicules et les seins par exemple, sont à la fois l’une et l’autre.
On montrera )à l’aide de livre et/ ou sur une poupée l’anatomie masculine et féminine en nommant les parties.

Pour la partie de la conception à la naissance, on expliquera le principe de la pénétration, de la rencontre entre les gamètes mal et femelle en les nommant: ovules et spermatozoïde. Puis on parlera de fécondation, et de nidation. On expliquera aussi les contractions et l’expulsion qui constituent la naissance.

Contraception et interruption de grossesse

Ha… j’entends déjà les boucliers qui se lèvent, et les mitraillettes en joue! Tant pis! Oui, oui il faut, c’est une obligation vitale de parler de la contraception et de l’avortement. Qu’on y parle de ce que le judaïsme en pense, cela s’entend (à condition d’être bien certain de ce qu’il en dit, car par expérience, il y a ce qu’on lui prête, et la hala’ha, la vraie). Vous hésitez? De trop nombreuses jeunes filles y ont recours, alors que si elles avaient été éduquées correctement, elles ne serait pas passée par cette expérience souvent vécue dans la solitude, toujours traumatisante.

Dans tous les cas de figure, on pourra expliquer le principe de la contraception et des IVG ,d’une part, et ce à quoi l’on croit d’autre part. Mais pas l’un sans l’autre!

Éducation amoureuse

Elle se différencie de l’éducation sexuelle parce qu’elle parle de sentiments, d’attirance, de reconnaissance de l’autre, de respect, d’attente, de la notion de temps à respecter, de désir et de plaisir. Les personnes religieuses parleront des lois de Nidah, de la ‘Houpa, du but de la création, et surtout surtout, n’oublierons pas de parler du divorce et de comment cela se passe dans le judaïsme.

Ne pas parler du divorce en même temps que du mariage et de de l’amour revient à parler du désir sans parler de l‘obligation absolue d’attendre le désir de l’autre, et du respect du refus. Ne pas en parler serait comme parler des maladies vénériennes sans dire comment elles s’attrapent! Cela pose un problème de dire que c’est un problème? Mais comment voulons nous éduquer si c’est dans l’ignorance de nos contingences et des travers de la réalité?!

Aspect médical &  psychologique

Parler du désir et du plaisir

Le corps est surprenant, il est le siège de nombreux plaisirs, et les enfants apprennent de plus en plus tôt à éprouver du désir.

Le plaisir, indépendant de la volonté

Il y a une sujet dont je parle toujours avec les personnes qui ont subi des attouchements et des viols étant enfants: c’est le principe que le corps et la peau ont un réseau de récepteurs du plaisir qui est indépendant de la volonté et de la morale. Un corps qui est excité réagit, que nous le voulions ou non: il est impossible de résisté à une excitation exercée, même de force. Et c’est précisément cela qui ajoute de la douleur au crime subit.

Comment le mental gère-t-il l’agression?

Très souvent en se déconnectant du corps au moment de l’agressions. C’est pourquoi nous retrouvons souvent chez les victimes cette sorte de sidération qui les empêche de parler dans des termes justes de ce qu’il s’est passé; ils ont souvent tendance à minimiser ce qui leur est arrivé. Elles vont parler par exemple de bousculade et d’insultes, alors qu’elles ont été violées.

La culpabilité d’avoir éprouvé du plaisir

C’est une des raisons pour laquelle ceux qui on subi des agressions ne portent pas plainte: ils sont convaincus d’avoir ce qu’ils méritent parce qu’ils en ont éprouvé du plaisir.

Ce corps détesté: souvent, la personnes agressée commence à développer une détestation de son corps « qui a osé éprouvé un désir interdit », ce qui nous laisse imaginer les effets désastreux sur leur sexualité arrivés à l’âge adulte.

Aspects religieux

Regarder et être vu

Tout commence avec les yeux. C’est pourquoi il est si préjudiciable de laisser les jeunes enfants être excité par des images ou des films qui ne correspondent pas encore à leur maturité et développement sexuels. C’est souvent ainsi que commence l’addiction à la pornographie.

Associations de lutte contre le harcèlement sexuelContrôler son regard?

En matière d’éducation, certains soutiennent qu’il est souhaitable d’aider l’enfant et l’adolescent à contrôler son regard. Si l’on choisi de transmettre ce point de vue, on expliquera que regarder une personne avec insistance, surtout si c’est de façon lascive, peut mettre mal à l’aise la personne regardée qui se sent déshabillée et agressée. On expliquera que de même qu’on ne peut dire ou faire n’importe quoi, porter son regard sur une personne sans lui avoir demandé la permission de le faire, c’est à dire la plupart du temps quand les deux personnes l’autorise, n’est pas souhaitable.

Alors comment aborder le sujet? De la façon la plus claire possible. On précisera qu’on ne peut toujours contrôler ses pensés et son regard. Mais que néanmoins, au moment ou l’on en prend conscience,  il convient de détourner son regard, à défaut de parvenir à gérer ses pensées et ses émotions tout en continuant à regarder.

Modifier sa tenue vestimentaire?

De plus en plus dans les discussions, on entend qu’il est hallucinant de toujours demander aux femmes de choisir des tenues neutres. Qu’elles s’habillent pour leur plaisir, pas séduire et que c’est aux hommes à contrôler leurs gestes, leur regard et leurs pensées.
Dans le judaïsme, on estime qu’il est bon de faire attention à ce qu’on dégage de façon à ce qu’un homme marié ne pensent pas à une femme qui n’est pas la sienne, plus encore si cela fait appel  à des pensées érotiques. Je ne rentrerais pas dans ce débat parce que je n’ai pas encore décidé ce que j’en pense 🙂

Apprendre à se défendre

Apprendre à dire non: c’est mon corps

Comme dit plus haut, le corps de l’enfant est exclusivement le sien, et le seul droit que nous avons est celui de l’emmener chez le médecin même s’il ne le veut pas. Mais nous ne pouvons en aucun cas le toucher d’une façon qui lui déplait, encore moins de façon brutale. Je ne parle pas bien entendu des situation de danger ou des urgences rarissimes. Il n’est pas nécessaire de développer tant cela est évident.

Embrasser qui je veux

Le visage et les lèvres sont suffisamment sensibles pour ne pas avoir à toucher ceux d’un adulte qui ne nous convient pas. Voila ce qu’on sevrait apprendre à nos enfants! Dire bonjour, oui, mais pourquoi plus?! Cela généra certains adultes? Que ça les gène! On pourra expliquer que c’est là notre choix et que nos enfants savent pour autant respecter les codes de la politesse et de la gentillesse.

Je ne m’assois par sur les genoux d’un adulte qui qu’il soit si je ne veut pas, et de toute façon à parti de 8 ans (sauf ses parents et si cela vous convient, ses grand parents). Soyons très clairs, ainsi, on ne dira pas que je ne l’ai pas dit. La façon de s’assoir qui consiste à ce que l’angle droit de l’enfant s’emboite dans l’angle droit de l’adulte est juste hors de question. Ma description est elle assez précise? Il y a de fort nombreuse et satisfaisante façon de monter son affection et son estime autre que le contact très proches des corps. Ne voyons pas des loups partout, mais sachons au moins proposer à nos enfants les différentes options en lui disant que s’il ne le veut pas, son choix sera respecté.

Apprendre à se battre

Se battre ne veut pas dire attaquer, ni chercher l’affrontement, mais apprendre à se défendre. Le krav maga, le ju jitsu, le hai kido et pleins d’autres arts et sports de défense. Cela me semble aussi obligatoire d’apprendre à nos enfants, filles et garçons bien sur, à se défendre, qu’à nager. Non seulement afin de pouvoir anticiper l’attaque, mais aussi parce que cela leur donne une assurance précieuse et vitale, autant que parce que cela fait bouger leur corps.

Apprendre à anticiper les problèmes

Savoir se défendre et bouger son corps, garder la souplesse et développer ses muscles est important. Mais savoir éviter de se mettre dans certaines situations l’est tout autant. On peut suggérer sous forme de jeux une liste de situations qu’il convient d’éviter, et de laisser les enfants imaginer des solutions, puis, à la fin, de les écrire dans un cahier que tout le monde pourra consulter quand il le veut.

Exemple: je rentre à 10h du soir par le métro ou le bus, que dois-je éviter?
Les wagons vides, s’assoir au milieu du wagon, monter près du conducteur, avoir des chaussure plates qui me permettent de courir. Peut-être rester au téléphone avec une amie jusqu’à mon arrivée dans mon logement, etc. Ces jeux ont aussi l’avantage de faire parler les enfants et les ados qui pourront alors plus facilement raconter ce qui leur est arrivé.

Apprendre à parler

Il est impératif que nos enfants comprennent combien la parole protège: des conflits, des malentendus, mais aussi des dangers. Mais si nous voulons que ces beaux principes fonctionnent vraiment, il est évident que nos enfants doivent voir en nous l’exemple de personnes qui communiquent.

Apprendre à porter plainte

Porter plainte, cela signifie que la justice va entendre notre plainte et l’affront qui nous a été fait. Cela a une part immense dans la reconstruction et dans la guérison. Même quand 30 ans sont passés, il reste la possibilité d’écrire au procureur de la république afin que les tors et les crimes (c’est le mot employé par le code civil pour designer les agressions sexuelles graves et les viols) soient reconnus.

L’interdit de l’inceste

Il est la base de toute éducation: un enfant doit savoir ce que signifie l’inceste et on doit le nommer. De même, on parlera clairement de pédophilie et expliquant en quoi cela consiste.
Dans tous les cas, on affirmera avec vigueur que en dessous de 15 ans, il s’agit toujours d’une délit punit de prison. Un adulte n’a pas le droit de toucher un enfant de moins de 15 ans dans le but de flirter, d’attouchement ou de rapport sexuels même si l’enfant le souhaite. A15 ans, on appréhende pas correctement ce que que l’adulte propose.

On ne se contentera pas de parler du sujet, on donner des exemple clairs: papa avec son fils ou sa fille (oui, oui, l’éducation et la protection entendent bien qu’on parle des deux) maman avec son fils ou sa fille, frères et sœurs et toutes autres personnes liées par les liens du sang. Le judaïsme ajoute également les enfants et les conjoints d’un remariage.

La connaissance est la clef

Pour une éducation courageuse

Il va sans dire que tout commence à la maison, avec la façon dont l’homme et la femme se respectent. Parents maltraitants, enfants maltraitants? Non, par toujours, mais souvent malgré tout, trop souvent.

Sexiste et raciste: les deux vont ensemble

Les paroles qui charrient le corps de femmes devraient être suivies de réparation. Il devrait y a voir des cours de moralité et d’esprit civique dans les école sur la violence sexuelle. Les jeunes qui harcèlent devraient effectuer des travaux d’internet général.

Éduquer, mais aussi punir

Je connais un exercice qui est extrêmement efficace: écrire 3 pages sur les conséquences pour une société de tolérer les dérives sexistes et humiliantes pour les femmes. Cela devrait se faire dans les écoles de la République tout comme dans nos écoles juives.

Mais du coup, il nous faudrait aussi interdire les dénigrements et injures racistes… et là, je ne suis pas sure que nous obtenions gain de cause. Comment imagine-t-on inculquer le respect de la femme dans nos foyers quand nous continuons à parler de la femme de ménage non par son prénom précédé de Madame, mais de « la goya ». Ce terme m’a toujours fait vomir, et je ne peux me sentir proche d’une personne qui l’emploie.

Les mots tuent

Des phrases comme « elle est bonne », « ta mère » et d’autres que je n’écrirai pas, ces phrases- là ne sauraient être entendues dans des foyers où l’on respecte l’être humain. Le sexisme fait souvent alliance avec le racisme et le manque de respect pour une partie de l’humanité.

La douleur est intense: consultez!

Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs parties de cet article, et que vous n’en avez jamais parlé, il est toujours possible de le faire, quelque soit votre âge. J’ai eu en consultation cette année une dame âgée de presque 80 ans qui a pu exprimer l’horreur du viol conjugal qu’elle avait subit pendant plus de 25 ans de mariage… Vous pouvez consulter par chat room ou par téléphone, de façon anonyme si vous le souhaitez, je n’ai pas besoin de savoir qui vous êtes.

Cet article reste ouvert, vous êtes invités à témoigner et compléter les points qui n’ont pas été évoqués.

Un article de Malka Barneron. (Madéhat Néssoua - Thérapeute de couple - Accompagnement pour les conflits dans la famille - Coaching pour la Alyah - Choisir sa place dans le judaïsme)

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