Téchouva retour au judaïsme

Est ce que j’appartiens au peuple juif?

La shoah a emporté la quasi totalité de mes ancêtres maternels,et les rares survivants ont perdu la emouna et abandonne toute pratique religieuse. Ma maman était une ancienne enfant cachée qui n’a donc reçu éducation en terme de religion. Elle a épousé mon papa, non juif, et j’ai été éduqué sans aucune éducation dans la torah.Je suis marié civilement depuis 10 ans. Je ne précise pas si ma conjointe est juive car j’ai eu assez de critiques qui m’ont blessées car ne tenant pas compte de mon histoire, et qui ne m’ont pas donné envie de découvrir la foi de mes ancêtres. Ma question: en étant éloigné du judaïsme par ignorance fais-je quand même partie du peuple juif? Merci de m’avoir lu. Alain]
Cher Alain
Je dis cher parce que vous l’êtes à tout point de vu et tout autant que ceux de votre prestigieuse lignée. On est juif de deux façon 1) quand la mère est juive et 2) quand on s’est converti. C’est tout, et on l’est à part entière, il n’y a pas de pourcentage, de juifs plus vrais que d’autres. Ceux qui le laissent à penser sont enfermés dans une dynamique étriquée et morbide qui s’éteindra d’elle même.
Cessez donc de vous culpabiliser ou de vous tourmentez; venez participer aux fêtes et moments de la vie juive autant que vous le voulez, emmenez-y votre femme et vos enfants, et ne laissez personne vous destituer de votre âme juive. Il n’ y a pas de ercher (tampon rabbinique) au paradis. Ceux qui l’affirment font aussi croire à leur enfants que le bon Dieu a une barbe et de grande mains.

Partez à la découvertes de vos racines et n’ayez jamais honte de vos branches: vous faites partie du grand arbre du peuple juif!

Le rav Ovadia Yossef a dit: « pas de perruque »

Pourquoi conseiller le port d’une perruque malgré l’interdiction formelle par le Rav Ovadia Yossef? (écouter son intervention en bas de cette page)

Le rav Ovadia Yossef, bien que grand possek hala’ha reconnu, n’est pas le seul possek dans le monde. 1) Il est écrit qu’il y a 70 facettes à la Thorah. 2) Il n’y a pas d’être humain qui puisse toutes les appréhender. (Je ne suis pas sûre d’ailleurs que c’est ce que le rav souhaite ni s’il s’y intéresse bi’hlal).

Le port de la perruque est admis par un nombre incalculable de grands rabanim, dont il serait temps que le monde séfarade se souviennent qu’ils existent. Le rav Ovadia Yossef n’engage que son nom, pas celui de la Thora.

Par ailleurs, et en ce qui concerne cette façon de répondre, je trouve très dommageable que qui que ce soit se permette d’introduire un doute, ne serait que la tête de l’épingle d’un jugement, sur les femmes qui portent la perruque! Soyons déjà bien contents quand elles sont d’accord pour se couvrir la tête.

A force de diffuser des informations de la sorte, vous pourriez bien, cher Yossef, vous retrouver responsable de ce que des femmes cessent de se couvrir la tète, déçues et découragées; alors que vous devriez vous démener pour leur lancer des fleurs d’admiration pour leur courage (un casque en permanence sur le crâne n’a rien de facile et n’a rien de comparable avec la kipa) et leur Yrat Chamayim.

Ce sont des textes comme ceux-là Yossef, qui séparent les communautés, le peuple et la nation israélienne de la rabanout. Je n’aimerai pas être à votre place et endosser l’immense responsabilité que cette tornade va déclencher dans les chaumières quand maris et femmes vont se crêper le chignon, ou entamer une procédure de divorce h »v (la guemara le permet pour un plat brulé, kal va ‘homer pour un couvre chef interdit).

Au lieu de s’occuper de ce que les femmes se mettent sur la tête, êtes-vous sur qu’il n’y a pas plus urgent, ni surtout de plus constructif? Machiah n’est pas près d’arriver, c’est moi qui vous le dis.

Depuis qu’il a fait téchouva, il renie sa fille

Mon cousin a eu une fille d’une femme non-juive avec qui il n’était pas marié. Il l’a reconnue à l’époque. Maintenant, devenu très religieux, il la renie, disant « parce qu’elle n’est pas juive, ce n’est qu’une erreur de jeunesse avec laquelle je n’ai plus rien à voir ». Sa mère et son frère,  juifs donc, sont extrêmement choqués, et je crains que ce dernier se détourne du judaïsme en réaction. Sa mère va très mal. Y a-t-il des textes qui traitent du sujet? Il ne s’appuie que sur son rabbin

Ce que vous décrivez arrive parfois lorsqu’une personne change du jour au lendemain de mode de vie et de pensée. On constate cette fragilité dans toutes les religions, et chez nous aussi malheureusement. Ce qui aurait du être un retour aux sources et à la pratique du judaïsme,  s’embourbe dans un obscurantisme qui salit tous les pratiquants sur son passage. Les métamorphoses rapides détruisent souvent beaucoup de choses.

Il existe b »h des rabbins qui ont à cœur plus de guider. Ici, il s’agit de contrôle plutôt que d’aider à trouver un cheminement où la personne sera libre et indépendante d’eux et de leurs systèmes de pensée. Heureusement, ils ne sont pas la majorité, loin de là.

Il me semble que le fils de votre ami a plutôt trouvé là une bonne occasion de se défaire de ses responsabilités; disons les choses: il se sert du judaïsme pour valider sa lâcheté et tenter de s’en sortir à bon compte.

Vous demandez ce qu’en dit la Thora, et bien il va de soit que non seulement ce que fait cet homme est incroyable de médiocrité, mais qu’il enfreint le commandement de faire du bien autours de lui, d’être responsable de ses actes, et d’être compatissant devant la souffrance, etc… Je ne parle pas de la gravité d’abandonner cette enfant qui sera, de ce fait, reniée par son père, pire… par un juif dont le rôle est d’être un exemple, un ben Adam, « être humain » digne de ce nom…

Vous l’aurez compris, je comprends votre colère, votre indignation, votre douleur.

Je ne sais pas où en est votre cousin dans son cheminement personnel, ni si son Rabin est plus un gourou qu’une référence rabbinique sérieuse et digne, mais il est clair que ses valeurs sont pour le moins douteuses. S’il ne veut pas s’investir au niveau affectif et éducatif et bien qu’il le fasse déjà au niveau financier, la loi française est là heureusement pour l’y contraindre et il ne faut pas avoir peur de l’utiliser.

Par contre, et c’est la conseillère familiale qui parle maintenant, je me demande ce que signifie dans votre histoire familiale « renier sa fille », et si votre cousin, ce faisant, ne renie pas autre chose (des valeurs de son père, de sa mère peut-être?) Est-ce que ce déracinement volontaire se retrouve dans les choix de vie de votre famille, et si oui, pourquoi. Votre tante de son coté doit malgré tout renforcer en douceur la relation avec son fils. L’essentiel étant à mon avis de ne pas perdre le contact, surtout pas.

Du coté de la mère et de son fils, je conseillerais vivement qu’ils consultent afin d’être soutenus et accompagnés dans ce qu’ils traversent. N’hésitez pas vous-même à me contacter sur la chat-room du site.

Lire aussi l’article sur les conversions au christianisme

Comment convient-il de donner la charité?

Bonjour: que pensez vous de cette affirmation trouvée sur Internet: “La grandeur du Créateur est révélée lorsqu’on donne la charité à une personne qui est réellement pauvre.” David

Je ne développerai pas la première partie de cette phrase puisqu’il est entendu que le monde a été créé sur 3 fondements: Thora, Téfilah & Tsédaka. Je vais plutôt développer la 2ème partie: « lorsqu’on donne la charité à une personne qui est réellement pauvre« .

Je ne pense pas, que la notion de justice-charité ne s’applique qu’aux gens pauvres. De même qu’être pauvre n’empêche pas de rembourser ses dettes, payer le fisc et ses impôts.

J’ai entendu des mes professeurs de séminaire que nous avons l’obligation de donner la Tsédaka, mais que nous devons le faire à qui le souhaitons. Que ce soit à des personnes réellement pauvres ou non.  Je pense qu’il faut faire attention aux petites phrases.

Un article de Malka Barneron. (Madéhat Néssoua - Thérapeute de couple - Accompagnement pour les conflits dans la famille - Coaching pour la Alyah - Choisir sa place dans le judaïsme)

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