Preuves de l’existence de D.ieu

Questions dans les communautés juives religieuses et traditionalistes francophones. Réponses d’une coach et thérapeute de couple

Existence de D.ieu & Origine divine de la Thora

Je trouve tout et n’importe quoi sur Internet sur les preuves de l’existence de Dieu et de l’origine divine de la Thora; je suis assez déçu de ce que j’entends sur Youtube en particulier, en partie de personnes qui disent apporter des preuves qui n’en sont pas du tout, avec un manque total de rigueur dans leur analyse, mais des interprétations des faits. Pourriez vous constituer un dossier avec des réponses, pour ou contre, qui vous semblent sérieuses, et qui seraient comme un forum? Shlommo

Ce n’est pas une mince affaire que vous me demandez là, je ne suis ni rav ni philosophe! Mais le challenge me semble passionnant et j’ouvre donc ici une nouvelle rubrique à toute collaboration claire et respectueuse.

Cette rubrique analysera donc certaines « preuves » de l’existence ou l’inexistence divine de Dieu et de l’origine divine de Sa Thora. (Critique et analyse de la conférence de rav Sadin).

I. L’existence de Dieu ne peut se démontrer

Seul un travail d’observation peut s’en approcher. Chose montrée, chose vue

Démontrer un événement n’est pas aussi simple que cela; on l’a bien vu il y a quelques années dans les médias, quand d’une photo ou d’un film, ont étés déduites tout un tas « d’évidences » sur la guerre à Gaza. Sans faire de politique, la description des faits a souvent été interprétée. Par exemple quand une photo d’enfants palestiniens tués ne montre pas l’image d’avant, qui les voyait avancer avec des bombes sur leur ceinture en direction de soldats. On sait maintenant qu’il faut se méfier de ce qu’on voit, que voir une chose n’est pas une preuve. De même qu’interpréter une chose n’est pas une preuve non plus.

Faits, preuves et interprétations des faits

Il y a une différence être « elle parla de l’accident avec émotion » et « elle était complétement histérique, elle m’a fait peur ». Nous devons nous souvenir que lorsque nous voyons quelque chose, c’est souvent ce qui nous est montré, c’est à dire, ce qu’on nous propose ou nous demande de regarder. Les faits sont parfois ailleurs (c’est d’ailleurs le principe de l’illusionniste).

Il en est de même de l’existence de Dieu: des scènes et événements précis nous sont montrés; la plupart du temps, il ne s’agit pas d’évidences que nous avons vues, mais d’éléments que quelqu’un d’extérieur à nous-même nous invite à regarder et à observer.

Exemple: les journaux juifs abondent de récits des miracles de personnes après avoir donné la Tsédaka à certains organismes. Je ne dis pas non, je dis « wait and see ». Au Vatican, il existe une cellule d’analyse d’un miracle lorsqu’il est raconté par un fidèle ou une communauté. L’analyse est sévère et rigoureuse, elle passe par le crible de nombreux filtres: religieux et scientifiques. Il en ressort que bien peu sont appelés miracles à l’issue de cette analyse. (lire les miracles de Lourdes)

Ce que nous voyons est tout à fait subjectif, toujours!  Rien n’est certain quand une seule personne décrit un fait; c’est bien pour cela que dans le judaïsme, une preuve est considérée comme convenable, quand elle a été vue par au moins 2 hommes. Convenable, mais pour autant irréfutable.

Malgré cela, on a assisté dans l’histoire de l’humanité à de nombreuses hallucinations collectives: bien plus d’une seule personne ont vu une même chose: cela constitue-t-il une preuve? Une preuve de quoi? Nous juifs croyons que nous sommes les seuls à bénéficier de la bonté divine et qu’il nous arrive à nous seuls des miracles. C’est faux: les chrétiens, les musulmans et les bouddhistes ont tous des histoires loin d’être farfelues de choses véritablement extra-ordinaires.

Quand bien même nous voyons ce que nous pensons être une preuve, nous devons bien admettre qu’elle ne l’est qu’à travers notre filtre visuel personnel, et notre compréhension limitée des choses. Ceci, je le constate tous les jours quand je reçois des couples en consultation: ce que l’un voit comme une évidence, l’autre n’en soupçonne même pas l’existence!

Exemple: David et Rivka vient consulter.  Rivka raconte:
J’ai une énorme colère contre mon mari, le jour de mon accouchement, alors que j’étais en train d’être amenée en urgence en salle d’opération, il est tout simplement sorti téléphoner à ses potes pour papoter; je me suis sentie tellement seule et abandonnée: comment a-t-il pu-me faire une chose pareille.

Puis j’interroge David qui explique ce qu’il s’est passé pour lui ce jour là:
« Elle hurlait tellement et il y avait une pagaille dans la salle des urgences que vous n’imaginez pas, c’était trop pour moi, je n’ai pas supporté, je ne savais pas quoi faire pour me rendre utile, et je me suis dit que j’allais gêner le travail de l’équipe. Je suis sorti pour aller prier, c’est encore ce que j’avais de mieux à faire ».

Comment décrire des faits

Qui de nous, chers internautes, peut décider quelle est la bonne vision qu’il faut avoir de cette scène?

1) Les faits: Rivka arrive à la clinique pour accoucher. Dans la salle des urgences on observe une grande agitation et du personnel hospitalier courant vers la salle d’opération. David sort de la salle et va téléphoner.

2) Interprétation des faits:

  • du point de Rivka: mon mari m’abandonne alors que je suis en danger, je ne peux pas compter sur lui
    • du point de vue de David: je n’ai ps pu supporter toute cette souffrance. Je me suis senti encore plus trahi; pourquoi devais-je subir tout ce stress, c’est elle qui a fait ce bébé toute seule, je n’arrêtais pas de dire que je n’en voulais pas.
  • du point de vue de l’observateur extérieur n°1 : cette femme est incroyable, mais elle s’attendait à quoi? Les urgences c’est juste le patient et les médecins, personne ne peut y rester, même pas la famille.
  • du point de vue de l’observateur extérieur n°2: quel lâche et quel irresponsable ce mari, on s’en fout qu’il ait voulu ou non de cet enfant, il assume, nékouda!

II. Comment ça marche?

1) Les faits

Le fonctionnement de l’univers ainsi que la reproduction de l’espèce humaine et des animaux sont une œuvre qui nous submerge et nous dépasse dont on peut dire qu’il fonctionne et depuis longtemps.

2) Interprétation des faits

Comme disait mon prof d’embryologie sur le miracle des naissances: ce n’est pas seulement que, de la fécondation à la naissance, se trouve une somme hallucinante d’obstacles qui pourraient interrompre le développement du foetus, ce qui est incroyable, c’est que cela arrive aussi souvent! Quand on observe l’univers, on reste ébahi. Aleph, par le système qui lui permet de fonctionner. Beth, par le fait que ce système fonctionne depuis si longtemps.

Il est tentant, en voyant un tableau, de se dire que quelqu’un l’a peint, ou qu’en voyant combien tout s’imbrique dans l’univers de façon si parfaite, cela semble signifier que quelque chose à construit ce système. Et c’est bien pour cela qu’un si grand nombre d’êtres humains croient en une instance supérieure qui a créé tout cela et qui continue à tout gérer.

Le judaïsme pour sa part croit que Dieu, en plus d’avoir créé le monde, continue à le gérer, et s’est choisi un peuple pour enseigner aux autres peuples à prendre soin de sa création, via Sa Thora.

Si l’on ne peut prouver de façon formelle l’existence de Dieu, que faire des observations et questions suivantes?

3) Si Dieu n’existe pas, comment expliquer l’univers?

a) Si l’univers n’a pas été crée par Dieu, alors comment tout a-t-il pu s’agencer?

Les scientifiques tentent de façon rigoureuse d’expliquer certaines théories comme celle d’une réaction chimique, physique, etc. qui aurait produit l’univers. Ces théories sont bien ficelées
et passionnantes, mais elles donnent presque, en quelque sorte, la preuve que quelque chose est intervenu lors de cette création. Pourquoi? Parce que dans leur laboratoire, les scientifiques ont été à l’origine, acteur, de la mise en présence certains ingrédients les uns avec les autres (atomes, molécules, machines diverses utilisées en laboratoire).

L’univers aussi a été l’objet d’un système créateur. Ces sources et organisations créatrices sont-elles Dieu? Nous pouvons l’appeler comme nous voulons. Dans le judaïsme, elles ont un, et même plusieurs noms, selon le champs d’action observé (Ado nay, Elo him, Cha daî, etc.) et s’expriment à la fois de façon féminine et masculine.

b) Même si je ne peux pas démontrer l’existence de Dieu, je sens sa présence

Je sens moi- même tout un tas de choses, en présence par exemple d’autres êtres humains, ou de paysages sublimes; cela est-il une preuve de l’existence de Dieu? Non, c’est une preuve que je suis en émoi, que je me sens vibrer, que je suis traversé par des ondes de bien-être, de reconnaissance, d’amour, de crainte… mais cela ne prouve pas l’existence de Dieu. C’est pour cela que toutes les religions parlent de foi: je crois que D.ieu existe.

Une autre personne, elle, croira, avec la même spontanéité, candeur, authenticité et en loyauté parfaite avec elle même, sans aucun désir de provocation, qu’Il n’existe pas…

Croire n’est pas prouver. Nous venons de faire un petit tours des questions qui ont pour objet l’existence de Dieu. Pour poursuivre notre recherche, et parler de la Thora et de son essence divine, il est nécessaire que nous soyons au préalable d’accord sur l’axiome (principe indémontrable qui va néanmoins servir de base de réflexion) que Dieu existe.

c) Comment expliquer le caractère unique du peuple juif?

Pèle mêle, voici quelques questions embarrassantes.

– Comment expliquer l’extraordinaire transmission de la Thora écrite, restée la même à travers les générations sans qu’une seule lettre n’ait été modifiée: partout là où les juifs se sont établis, les 5 livres de la Thora sont les mêmes, à la virgule près.

– Comment expliquer l’extra ordinaire haine pour les juifs, depuis toujours, quelques soient les pays, parmi toutes les civilisations et peuples? Ce destin est unique, il ne suit pas les règles de la logique et de l’histoire. Ceci donne un caractère hors norme, hors règles et exceptionnel à l’histoire juive.

– Comment comprendre le retour d’un peuple sur la terre après des millénaires et l’utilisation de sa langue, événement unique dans tout l’histoire humaine.

Cela suffit-il à relier cette histoire et son peuple à une intervention divine, une sorte de regard et lien particulier d’un peuple et de Dieu? Nombreux font le pas, nombreux ne le font pas.

J’ajouterai, moi qui suis b »h israélienne, le miracle quotidien de la sécurité en Israël: comment, avec autant de tentatives d’assassinat par ses ennemis de toute part, comment si peu (toujours trop) sont tués? Comment, avec tant de diversité dans sa population, de couleurs de peau, d’histoire différentes, tous ces juifs parviennent-ils à vivre sur le même territoire et ne se sont pas (encore) étripés? Des tensions, des réactions graves, il en existe, certes, mais ils sont tous là: les noirs et les asiatiques, ceux de l’orient et ceux de l’occident, les ultra orthodoxes et les laïcs convaincus… ça tient debout, et ça c’est un vrai miracle, c’est absolument hors normes.

Je termine, comme le faisais mon professeur en FAC en disant que cette accumulation de caractéristiques hors normes, est elle aussi un fait hors normes.

III. La Thora est-elle d’essence divine?

Moise reçoit la ThoraNous avons dit que nous considérions, pour pouvoir répondre à cette question, que Dieu existe. S’Il n’existe pas, évidemment, la Thora n’est pas d’essence divine. Elle serait alors une compilation écrite par une ou plusieurs personnes. Cette compilation elle-même aurait fait l’objet à travers les millénaires, d’études et d’interprétations multiples et diverses. Elle serait parmi la plus ancienne des  traité de sagesse, au même titre que le livre sacré Bhagavad Gita (5000 ans selon certaines sources).

Quand nous nous penchons sur la vie de Rav Yéouda Hanassi, on se rend compte qu’en compilant sa Michna, il a coupé tout ce qui dépassait: il a gardé les grands principes de toutes les sensibilités des différentes communautés juives. Ce faisant, il a mutilé toute une partie de l’identité juive, qui datait pourtant de Har Sinaï. Savoir si ce que Yéouda Hanassi a fait a été sage ou non, si cela était un bon choix ou non, n’est pas mon propos. Ce que je remarque, c’est qu’avant la Michna, l’interprétation des textes était libre et les mots étaient créateurs.

Ce qui est étonnant dans le judaïsme actuel, c’est que chaque groupe enseigne certains principes fondamentaux pouvant être absolument contraire aux autres, comme dans le domaine de la sexualité et du contrôle des naissances. Alors, si tel rav ‘Habad interdit la pilule plus de 3 mois, tel autre de la communauté orthodoxes de l’ile de France la permet au moins 2 ans, et tel 3ème n’imagine même pas intervenir dans les couples pour leur dire ce qu’il faut faire ou non; un 4ème considère tout simplement interdit la contraception sauf si la vie de la femme est en danger.

Et, oui, entre dire à une femme « faites autant de bébés qu’il vous convient à toi et ton mari », et dire qu' »il est interdit de contrôler les naissances », nous aboutissons à des sociétés diamétralement opposées où ni la structure familiale, ni la sexualité, ni le chalom bayit, ni le travail des femmes, ni l’économie du pays ont quoi que ce soit de semblables.

Alors, où est Dieu la dedans? Faut-il y voir que pour Dieu, tous les système s’équivalent? Est-ce que D.ieu est satisfait, si l’on peut dire, de ce qu’est devenu le judaïsme? Celui-ci a- t- il encore quelque ressemblance  avec la révélation au mont Sinaï? Est-ce bien?

On nous dit que les grands de la génération sont inspirés par Dieu pour décider de la loi et de l’avenir du peuple juif; on peut en douter quand on observe la violence verbale de grands rabanim médiatisés, comme Ovadia Yossef sur le port de la perruque, qui se prononce pour « l’excommunication absolue pour toute femme qui porte la perruque dans le domaine public », que ces femmes sont des פרוצה , prostituées) et que là est l’explication de l’abandon de tant de jeunes du judaïsme. De même rav Amnon Yts’hak.

Dans d’autres domaines, les affirmations du Tsadik rav Elyahou qui affirmait la veille du démantèlement du Goush Katif que celui-ci n’arriverait pas, ont dévastées de nombreux jeunes pour qui, tout ce qu’il disait tenait de l’esprit prophétique.

Citons encore le rav Steinman qui maudit le ministre Yair Lapid et d’autres membres du gouvernement  d’un « yimah chémam » (que leurs noms soient effacés à jamais) en raison de leurs choix politiques.

  1. Revenons à la question: le judaïsme actuel est-il d’essence divine. Réponse: certains disent que oui, d’autres que non.
  2. Nous allons maintenant nous pencher sur la question « la Thora est-elle d’essence divine ». Et aussi, Dieu, après avoir crée le monde, a-t-il laissé un mode d’emploi?

Matan Thorah: les faits

Les 5 livres du pentateuque ont traversés les siècles et les tentatives de les éradiquer de la surface de la terre ont échouées. La Thora y décrit la révélation, et comment 3 millions de personnes parmi les hébreux ont quitté l’Égypte, ont séjourné dans les désert pendant 40 ans puis ont vu et entendu les 10 commandements. La révélation du Mont Sinai s’est déroulé le 6 sivan de l’an 2448, soit en l’an 1312 avant l’ère commune, il y a 3329 ans (en 2017).

Cette Histoire est une histoire unique dans les livres et légendes des peuples. C’est une tradition très forte… mais pas une preuve. Ces faits se sont passés il y a bien longtemps, et nous ne savons pas s’ils ont eu lieu véritablement: nous n’y étions pas. Nous pouvons le déduire, y trouver des indices, y croire au plus profond de nous, mais nous ne pouvons pas le prouver. Écrire cela, n’est pas une volonté de discréditer l’authenticité de l’origine divine, mais une réflexion et analyse des faits, à la recherche de preuves.

L’interprétation

Ceux qui ont étudié la Thora et la hala’ha y ont trouvés des trésors de sagesse, mais aussi des mots inquiétants comme l’impossibilité faite aux femmes de divorcer si leur mari n’est pas consentant, la non libération du statut d’esclave dans certains cas (tout à fait étranges), le rituel de la femme sota, les lois de l’héritage, la place des femmes dans le gouvernement, etc.

Un des arguments clé de ceux qui ne remettent pas en question l’essence divine de la Thora, est le fait que de telles incompréhensions puissent côtoyer des merveilles de sagesse. Certains au contraire y voit la preuve qu’une partie au moins des 5 livres n’est pas d’essence divine mais écrite par un ou plusieurs auteurs.

Un esprit trop étroit

Certains affirment que, la Thora étant LA source de sagesse divine,  si nous ne percevons pas cela, si nous ne comprenons pas, cela est du à l’essence limité de notre cerveau et notre incapacité à appréhender cette sagesse globalement. Cet argument est problématique car il enferme tout questionnement sur l’origine de la Thora, et transforme une question essentielle en question sur l’observateur et non plus la source observée.

« Si tu ne vois pas la fleur c’est que tes lunettes sont sales,  si tu ne perçois pas la sagesse divine de la Thora, c’est que tes yeux sont voilés et que ton coeur est bouché« : c’est ce qu’ont entendu bien des personnes après avoir expliqué qu’elles ne comprenaient ou réfutaient les explications données. Comme on dit en hébreu: sof hassi’ha (il n’y a plus rien à ajouter).

IV) Que faire en cas de doute persistant?

Entre tradition et réflexion

J’ai accompagné nombre de personnes dans leur recherche spirituelle, et nous avons ensemble trouvé un système intéressant et novateur qui permet à la réflexion de se poursuivre, sans figer les choses. Sans obliger la personne à choisir un camps ou un autre, mais au contraire, à trouver ancrage dans les deux: dans la tradition et dans la liberté de réflexion.

Il ne s’agit pas ici de choisir ce qui nous arrange, ce qui serait un manque de rigueur intellectuelle, mais ce qui nous convient et ce que nous comprenons intimement (témoignage d’authenticité). Pouvons-nous rejeter du judaïsme actuel ce qui nous semble absurde, plus encore, comme étant une déviance du judaïsme originel, ou cela nous vaudra-t-il toujours d’être taxé d’apikorsout (hérésie, désigne celui qui ne croit pas à un des fondements du judaïsme)? Le fait que de très nombreux religieux ne se posent pas ces questions, invalide-t-il la pertinence de ces questions?

Entre l’un ou l’autre, je prends les deux

J’aime reprendre le pari de Pascal: si D.ieu existe et que sa parole est vraie, alors c’est une bonne chose de la suivre. Et s’il n’existe pas, alors nous n’aurons rien perdu de toute façon. Reste à savoir ce que D.ieu attend de nous, ce qu’est sa parole et ce qu’elle n’est pas, de quelle façon notre propre expérience et personnalité prennent place dans l’expression de cette parole.

Ainsi, quand on est dans le doute, une solution serait de garder ce qui nous va et négocier avec ce qui ne nous va pas. Une autre solution est de renoncer à faire cela, une 3ème serait de ne plus rien pratiquer tant que l’on a pas résolu tous les paradoxes de la pratique religieuse.

Cette dernière solution doit parfois se vivre tant l’éloignement du judaïsme est intense et profond et qu’il semble impossible d’en garder un petit peu. Celle que je développe pour ceux qui passent pas ces phases fondamentales de leur vie est de garder ce qui les relie à la communauté et au peuple juif. Pas seulement pour ne pas se retrouver seul mais parce que nous avons besoin , psychologiquement parlant, de nous connecter avec un groupe humain qui, à défaut de nous ressembler, a la même histoire que nous.

Ressources

Un article de Malka Barneron. (Madéhat Néssoua - Thérapeute de couple - Accompagnement pour les conflits dans la famille - Coaching pour la Alyah - Choisir sa place dans le judaïsme)

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