Le Corps et la beauté dans le judaïsme

« La beauté d’une femme est à l’intérieure »

La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, ni dans le visage qu’elle montre, ou dans la façon de se coiffer ! La beauté d’une femme doit être dans ses yeux, car la porte d’entrée de son cœur, est la place où l’amour réside. Qu’en pensez vous? David

Les hommes ont créé des chefs d’œuvre de beauté à la gloire de Dieu

Bonjour David. C’est une très belle question… C’est joli, mais c’est aussi ce que l’on appelle un « vœux pieux », car concrètement, on voit bien qu’il n’en est pas ainsi, ni dans le monde laïc, ni dans le monde religieux. Dans tous les groupes sociaux, esthétique et beauté de lieux et de monuments, de paysages et du corps réjouissent les cœurs. L’émotion générée par la beauté atteint un niveau spirituel intense et élevé.

D.ieu, Lui,  a créé la femme!

Vous pensez bien que s’Il avait voulu qu’elle ne soit belle qu’intérieurement, ça se saurait.

De la beauté des paysages entre Menton et Nice, le rabbi précédent de Lubavitch écrivait que D.ieu avait crée cette région pour encourager et faciliter les coeurs à Le louer.

De Tsiporah, femme noire de Moshé, il est dit qu’elle était belle; ce serait une supercherie de croire qu’il ne s’agissait que de beauté intérieure: il est clair que sa beauté était époustouflante. Elle était d’autant plus belle qu’elle était noire. Pour le ‘Houmache, c’est le critère de beauté. Il n’y a qu’à regarder les femmes éthiopiennes qui vivent en Israël pour s’en persuader.

Par ailleurs, n’est-il pas anti- thoranique de faire croire que l’aspect physique n’a pas d’importance et d’effacer ce que la Guemara rapporte: une « belle femme fait la joie de son mari« ; il ne s’agit pas que de la beauté intérieure, mais de sa parure, de son aspect extérieur et du plaisir des yeux de son époux qui la regarde. Nous voyons une preuve supplémentaire de l’importance de l’habit dans l’obligation du mari d’acheter des vêtements à sa femme, clause du contrat de mariage religieux, la kétouba, excusez du peu!

Enfin, D.ieu lui même se serait-Il fourvoyé lorsque, dans le désert, il s’évertue à accompagner la manne de parfums et de bijoux destinés aux femmes dans le but d’éveiller le désir de leurs époux? Il est clair que le regard des hommes ne doit pas seulement se porter sur l’intérieur de leur femme. Il convient qu’ils regardent le corps de celle qu’ils ont épousé, et qu’ils doivent aimer « passionnément » et avec « volupté » recommandent nos  ‘Ha’hamim dans le livre Ohel Ra’hel.

Alors bien sur, il est important de développer une intimité par le regard si et seulement si le but n’est pas de faire croire que le seul regard pourrait nourrir l’âme et l’esprit. Si les conjoints ne se persuadent pas que là réside l’amour sublime; un amour platonique et spirituel, mais à vrai dire, décharné et monastique.

Enfin, vous dites que « la porte d’entrée de son cœur, est la place où l’amour réside » et c’est bien ce que dit la kétouba quand elle exige de l’homme qu’il satisfasse au besoin yéssodi de relations physiques de sa femme. En l’occurrence il ne s’agit pas de la regarder dans le blanc des yeux 🙂

Détendez-vous David et acceptez que Dieu ait fabriqué l’amour, la tendresse mais aussi le désir et le plaisir, ceux-ci ayant un impact fondamental sur la qualité de l’âme des enfants à venir, au moment de la conception, disent nos ‘Ha’hamim, et pour votre plus grand plaisir.

Un article de Malka Barneron. (Madéhat Néssoua - Thérapeute de couple - Accompagnement pour les conflits dans la famille - Coaching pour la Alyah - Choisir sa place dans le judaïsme)

Formulaire de contact et témoignage

Que recherchez-vous sur ce site:

Facebook > Linkedin > Google + > Newsletter > Faire un don > Skype: ecoute-juive > ecoute-juive.com © Copyright 2005 - 2017