Conférences sur les preuves de l’existence de Dieu

Chap I. « Dieu existe, nous l’avons vu »: analyse de vidéo sur les preuves de l’existence de Dieu. Chapitre II. Approche des scientifiques

Chap I. Analyse de cours de rabanim

Analyse et critique de certaines affirmations sur Internet de la preuve de l’existence de Dieu et de l’essence divine de la Thora. NB: cette rubrique a pour but l’exigence de l’excellence, et non la raillerie de certains propos. Analyse du cours Rav Sadin. Voir aussi la preuve irréfutable par le rav Ron Chaya.

Affirmation A

Le peuple juif a constaté l’existence de Dieu au mont Sinaï

« On ne peut pas prouver une existence par une déduction; l’existence se constate par l’expérience. Ainsi, le peuple juif a constaté l’existence de Dieu au mont Sinaï« .

En d’autres termes, ce qui est décrit lors du don de la Thora est une série d’événements et de manifestations extra ordinaires, comme on en lit dans nulle autre histoire ou légende; de plus, dit le texte, elle a été expérimentée par un nombre remarquable de personnes, au même moment.

Question 1: Matan Thora, et le nombre de personnes l’ayant observé, près de 3 millions « facteur déterminant de la fiabilité d’un récit historique« , sont- il la preuve de l’existence d’une puissance supérieure créatrice du monde (quelque soit le nom qu’on Lui donne).

De fait, si cet événement avait été vu par une seule personne, il n’aurait pas été crédible. Ce qui en fait quelque chose d’unique est le nombre de personnes qui étaient présentes.

Dans son article, Rav Nechemia Coopersmith pose la question: « la révélation au Sinaï a-t-elle pu être une brillante supercherie, dupant des millions de personnes en les faisant croire que D.ieu leur a parlé?

La question est en effet très forte! Comment tant de personnes auraient elles pu se fourvoyer, puis ensuite transmettre cette erreur au travers des générations. Le nombre de 3 millions est un nombre impressionnant, c’est certain. Est-ce que cela constitue pour autant une preuve, car finalement, le fait est si lointain qu’il ne reste que le rouleau de la Thora pour en parler.

Rav Nechemia Coopersmith imagine un exemple pour rendre plus plausible la thèse de la véracité de la révélation et dit: « Imaginons que l’Amérique du Nord ait été engloutie il y a des centaines d’années, vous en auriez entendu parler. Un événement aussi unique et exceptionnel (…) a sûrement été entendu, discuté et transmis, comme tout le reste de l’histoire. Le fait que personne n’en ait entendu parler jusqu’à maintenant, vous montre bien que ce n’est pas vrai, et rend ce fait inacceptable. »

Il me semble que son exemple, au lieu d’accréditer la thèse de la révélation la plombe véritablement puisque justement, s’il y a une source qui relate le fait exceptionnel de la révélation, il n’y en a qu’une seule. Or, s’il y a eu véritablement 3 millions de personnes qui ont assisté à l’événement, il y aurait du avoir au moins 3 millions de sources qui parlent de l’événement. En effet, on peut imaginer que chacun se soit senti porteur de quelque chose de fondamental et ait voulu le coucher par écrit pour la postérité. On se serait attendu à bien plus de témoignages que le seul rouleau de la Thora.

Dire que plusieurs personnes qui ont assisté à un événement n’en fait pas un événement vrai: il faut prouver qu’elles y étaient. Revenons au cours de rav Sadin.

Question 2: mais alors, si la révélation n’est pas la révélation de Dieu, de quoi s’agit-il et que doit-on faire de cette révélation.

Rav Sadin dit: « l’existence ne se déduit pas: elle se constate! Nous, nous avons, avec la révélation du Sinaï, constaté l’existence de Dieu« .

Cette affirmation est loin d’aller de soit, car le fait d’affirmer « j’ai fait l’expérience au mont Sinaï d’un événement extra ordinaire » ne me permet pas de certifier « ce que j’ai vu c’est Dieu ».

1) Nous n’avons pas de preuves (photos, films, peintures d’époques, même non datées, etc) que l’évènement ait eu lieu.
2) Si l’évènement a eu lieu, nous ne savons pas si c’est bien D.ieu qui s’est manifesté ».
Et donc, je n’ai en rien démontré, par l’expérience, l’existence de Dieu.

Si nous partons du principe que quelque chose d’inouï s’est véritablement déroulé au Mont Sinaï, nous ne savons pas si c’est bien Dieu qui s’y est révélé. Bien sur, on peut s’indigner et rétorquer: « mais alors si ce n’est pas Dieu, alors quoi? »

Lorsqu’un scud part de Gaza et explose en Israël, je sais repérer la source du tir ainsi que sa cible. Au mont Sinaï, je peux nommer la cible, le peuple juif, mais la source n’a pas été repérée; ce qui est certain, c’est qu’on ne peut désigner l’espace précis d’où est parti la révélation, ne serait-ce que parce que jamais rien de semblable ne s’était produit auparavant.

Nous avons donc un événement extra ordinaire, observé par un nombre énorme de personne au même moment (ce qui en fait un fait encore plus incroyable et encore plus rare), mais dont on ne peut nommer ni désigner la source. Cette impossibilité à nommer et expliquer ce qu’il s’est passé, permet-elle de conclure: c’est Dieu que nous avons vu au mont Sinaï?

Rav Sadin dit: « Nous avons donc, avec la révélation du Sinaï, constaté l’existence de Dieu« . Non, lors de Matan Thora, nous avons constaté un événement appelé « révélation », mais non « l’existence de Dieu ». Ce que les hébreux ont expérimenté au mont Sinaï, c’est un événement extra ordinaire, nommé, par interprétation des faits, « Dieu ».

Puisque nous avons à coeur dans cette rubrique d’apporter différentes sources, de toutes sortes, relevons l’idée originale du Pr Benny Shanon pour qui Moshé Rabénou était peut-être sous l’emprise de psychotropes, utilisation qui « faisait partie intégrante des rites religieux des Israélites évoqués par le livre de l’Exode ». Selon lui, »les israélites auraient pu utiliser des breuvages concoctés avec l’écorce de l’acacia et qui ont des effets psychédéliques ». Idée intéressante puisqu’il est écrit au sujet de Matan Thora: « le peuple vit des sons », ce qui est un phénomène classique du à la prise de stupéfiants.

Le Pr Sharon, dans un humour très juif, conclue: « Toutefois, Moshé, si on admet son existence, reste un personnage exceptionnel: toute personne qui consomme des plantes hallucinogènes n’est pas capable de vous ramener la Torah, pour cela vous devez être Moïse« . Il semble tout de même peu probable que l’effet de substance chimique ait pu générer l’histoire de tout un peuple!

Affirmation B

Du rav Sadin: « l’expérience de la révélation est inscrite dans nos gènes »

Or donc, une nouvelle espèce est née, il y a l’homme juif avec un certain nombre ou type de gènes, et l’homme non juif dont le patrimoine génétique diffère. Que penser alors des juifs qui s’assimilent, serait-ce du à ce même gène, défectueux dans ce cas? Et que se passe- t- il dans le cas du converti: son ADN de naissance subirait-il lors du processus de conversion, une modification génétique?

Est- ce que l’idée derrière cela est de dire que la croyance en Dieu est très forte chez les juifs, et que bien sur, il ne s’agit pas de gènes à proprement parler? Si oui, il tout à fait urgent de ne pas laisser de doute, ne serait ce que pour ne pas prêter le flan à nos nombreux détracteurs et ne pas laisser la rigueur de l’analyse aux seuls scientifiques.

Affirmation C

Le peuple juif n’a pas de problème avec l’existence de Dieu

S’agit-il ici du résultat d’une recherche rigoureuse, ou ce que l’on nomme « une croyance »? Une croyance est une affirmation que l’on tient pour vraie, mais qui ne repose ni sur une observation, ni sur des faits. Le propre de la croyance est de rencontrer d’autres croyances souvent opposées, contrairement aux faits qui eux, ne peuvent pas être contredits (en tous les cas qui partent d’un événement observé et que l’on a tenté de démontrer, et non imaginé). Exemple:

Les faits: j’ai donné la Tsédaka à telle koupa. Le lendemain j’ai gagné au loto.
La croyance: c’est parce que j’ai donné la Tsédaka à cette koupa que j’ai gagné au loto.
Il subsiste une question: ces deux faits ont-il un lien de cause à effet? Réponse: il est impossible de le démontrer.

Se baser sur des faits c’est risquer construire une société juste, se baser sur des croyances c’est risquer de fonder une nouvelle religion.

Dire que le peuple juif n’a pas de problème avec l’existence de Dieu, c’est dire que la plupart des juifs croient en Dieu et c’est une affirmation fausse et non démontrée. Croire cela, démontre une connexion relativement faible avec le monde juif non croyant. Or, le rav dit que si un juif qui se dit non croyant, cherche a appliquer une mitsva, c’est donc qu’il est en quelque sorte un croyant qui s’ignore, et qu’il est, de facto, attaché à Dieu.

Dire cela est une interprétation des intentions de cette personne, ce n’est pas un fait, cela pourrait même être une croyance. Dire « je crois que quand un juif cherche à comprendre chabbat, cela prouve qu’il est attaché à Dieu » est peut-être vrai, mais reste une interprétation et ne le démontre en rien.

Autre analyse: lorsque cet homme téléphone à un rabbin pour poser des questions, il peut avoir juste l’intention de maintenir un lien avec le rav, avec la tradition, avec la communauté, pour échanger des informations, ou même obtenir des réponses. Ce n’est pas une preuve que cet homme est lié à D.ieu. On a le droit de l’espérer, on a pour autant rien démontré. On constate juste sa démarche, celle de se renseigner sur une mitsva.

Chapitre II. Approche des scientifiques

Vidéo à découvrir sur les Frères bogdanov et la Preuve de l’existence de Dieu

Un article de Malka Barneron. (Madéhat Néssoua - Thérapeute de couple - Accompagnement pour les conflits dans la famille - Coaching pour la Alyah - Choisir sa place dans le judaïsme)

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