Le judaïsme prétend qu'à chaque
personne correspond un "mazal", littéralement:
une chance. Le mazal est la personne "qui
nous est destinée". On devrait dire
"celle qui nous est le plus destinée".
Le mazal est la personne avec qui nous allons réaliser
le but de notre vie. C'est celle qui nous correspond.
Selon certaines sources, on ne se marie pas toujours
avec son mazal, on peut le laisser passer, rater
l'occasion, ne pas le reconnaître. Selon d'autres
sources, si l'on a laissé passer son mazal...
c'est que ça ne l'était pas! Car un
mazal ne se rate pas. Quoi qu'il en soit, libre
arbitre et volonté peuvent parfaitement transformer
un parti n°2 en un parti n°1: le mariage
étant comparé à un édifice
en construction, il est toujours possible de modifier
les matériaux de base, si bien que la réalisation
finale peut devenir encore encore plus belle que
celle prévue par le plan initial.
En d'autres termes, une
autre personne que
celle prévue au départ par D.ieu,
peut devenir notre "mazal", notre chance.
Tout se répare: si je n'ai pas reconnu mon
prince charmant quand il m'est apparu, et s'il est
parti pour d'autres horizons, il m'est toujours
possible de faire en sorte qu'un autre le devienne:
tu n'es pas mon élu, mais tu le deviendras.
estinée
et libre arbitre
Z
ivoug mine hachamayim: la formation du couple,
c'est laffaire du ciel. Un autre enseignement
nous dit:
quarante jours avant que le ftus
ne soit formé, une voix sort du ciel et proclame:
"telle fille est destinée à tel
garçon" (Traité
Sota). Ainsi, la tradition juive considère
que c'est tout vu: les conjoints sont destinés
l'un à l'autre.
L'environnement, les moyens, les dons, l'intelligence,
la richesse, la famille: nous n'avons décidé
de rien, sauf de ce que nous allons en faire, comment
et
pour quoi nous allons les utiliser. Pour
simplifier, ce n'est pas moi qui ai décidé
de rencontrer Rachel dans cette réunion,
mais c'est moi qui est décidé de lui
répondre quand elle m'a adressé la
parole. Là commence et s'arrête aussi
la destinée: nous avons bien une bonne étoile,
mais il dépend de nous de l'utiliser ou non.
ui
doit-on rechercher? -
Lire
aussi l'article
sur les re mariages
--> Quelqu'un qui sera une aide à mes
côtés
Quelqu'un qui sera là, positif, confiant,
qui saura m'encourager et m'aider à dévoiler
ma personnalité et à réaliser
le but que je poursuis et pour lequel je suis ici
sur cette planète. Pas un maître, encore
moins un gourou; pas quelqu'un qui dirige ma vie,
mais quelqu'un qui m'accompagne, avec lequel je
vais construire des projets communs. Ensembles dans
certaines réalisations; à côté,
dans d'autres, toujours dans le respect de nos personnalités
réciproques. (Ezer kénègdo)
--> Quelqu'un avec qui je partage les buts
et les idées fondamentaux
particulièrement en ce qui concerne le degré
d'engagement dans le judaïsme, ce qui aura
un impact décisif sur l'éducation
des enfants, des écoles, la ville, le pays
où je désire vivre, le choix des vacances,
des dépenses, etc. Certains de ces critères,
s'ils ne sont pas discutés dès le
départ, feront l'objet de sérieux
conflits dont le couple ne sortira pas facilement.
--> Quelqu'un qui veut développer la
communication dans le couple et aspire à
être meilleur.
La volonté de s'améliorer est un point
capital; il est important, avant le mariage d'avoir
compris que tout est à construire, qu'il
va falloir apprendre à l'autre qui l'on est
(non, il ne va pas le deviner car, non, il n'est
pas prophète et non, lire dans les pensées
de l'autre n'est pas une preuve d'amour); il faudra
le plus vite possible expliquer comment on fonctionne,
ce que l'on aime et ce qui nous blesse... Il n'y
a pas le choix, on ne peut faire l'économie
de dévoiler qui l'on est et de se livrer!
--> Quelqu'un que j'aime
Bien que l'amour se développe encore
après 50 ans de mariage et plus, le judaïsme
n'en fait pas une première condition au mariage.
La Torah part du principe que si une partie suffisamment
grande des points énumérées
ci-dessus sont réunis, alors l'amour viendra
nécessairement. Encore faut-il être
amoureux avant de se marier.
ans
quelle mesure je me marie avec ma belle famille
et pourquoi?
En théorie, on ne se marie qu'avec
son conjoint. En théorie, car si mon futur
conjoint n'a pas encore commencé à
couper le cordon ombilical, s'il n'a pas pris de
la distance et fait ses choix de vie librement (ni
en fonction de ses parents, ni contre ses parents)
il y a des chances pour que sa famille ait une l'influence
sur lui, et donc sur notre couple.
Si mes beaux-parents s'entendent bien, mon mari
aura plus de facilités à créer
un couple harmonieux et serein. S'ils ne savent
communiquer qu'au travers des cris et des insultes,
on peut parier que j'aurai du fil à retordre
dans ce domaine. Si mon mari se comporte avec rudesse
envers sa mère, quelle sera son attitude
avec moi? Etc.
On peut se demander, avec le Professeur Haïm
Harboun
"pourquoi le choix du conjoint se
fait par référence aux images parentales?
Parce que cest une manière inconsciente
de continuer à vivre en famille. Cest
aussi une manière inconsciente de réaliser
ce qui généralement est irréalisable:
se marier et rester en famille.
La belle famille est une indication précieuse
des bonheurs et des difficultés à
venir avec mon conjoint. Si ces dernières
sont gérables, alors il n'y a pas matière
à s'alarmer; si l'on a à faire à
une famille toxique, alors prenons le temps de vérifier
si nous pourrons faire face.
es
sources dans la Thora
Dans la Gmara Sota, Reish Lakish dit: "o
n
ne destine une femme à un homme, que selon
ses actes".
Autre part, la Gmara fait remarquer que Rabbi Yehouda
enseigne un autre point de vue (au nom de Rav) :
40 jours avant la conception du f'tus, une voix
céleste déclare: "
la fille
d'untel est destinée à untel";
La Gmara répond à cette contradiction
et dit: lors d'un premier mariage, l'individu mérite
ce qu'Hashem a décrété pour
lui, sans prendre en considération ses actions
(bonnes ou mauvaises), mais lors d'un deuxième
mariage, l'individu est soumis à l'examen
de ses actions, et seules ses actions déterminerons
la personne avec laquelle il se s'unira.
Pour le Gaon Rabbi Touviya HaLevi, même lors
d'un premier mariage, l'union dépend des
actions de la personne; cependant, si différence
de niveau spirituel entre l'hiomme et la femme est
trop importante, le décret s'annule.
D'autres sources expliquent que l'on peut en effet
ne pas se marier avec son Zivoug, que ce soit une
bonne chose on non, et qu'a contrario, par notre
comportement, nos pensées et nos prières,
nous pouvons faire en sorte de rencontrer un partie
différent.
En tout état de cause, il est
sage de ne pas développer d'exigences irréalistes,
ce qui, pour le coup, pourrait avoir comme effet
de ne pas le rencontrer ou pire, le reconnaitre...
Pour en discuter, et avoir un avis exterieur sur
votre choix, entrez dans la chat room privée
du site.