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Rembourser ses dettes: une obligation
juive
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Pourquoi
tarde-t-on à rembourser ses dettes?
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Dans la vie
de tous les jours, il est des pensées qui
sont capables tout simplement de nous rendre fous:
ces petits rien qui nous font dire: "mais
pourquoi fait-elle/il cela?!!
Je veux parler des petites dettes que nous oublions
de payer ou celles que d'autres n'en finissent
pas
de nous rembourser...
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Si ce n'était si fréquent, je pourrais vous
dire: "bon, laissez tomber, oubliez, cela ne vaut
pas le coup de dépenser tant d'énergie pour
si peu"... mais ne pas rembourser ses dettes est
un sport qui se pratique de plus en plus et qui témoigne
d'un vice structurel en nous:
1) dans notre capacité à voir véritablement
notre comportement, et 2) dans les reste de notre comportement,
qui ne peut pas ne pas être entachées par
ce défaut.
Je ne parle pas des dettes ici qui impliqueraient une
intervention d'un organisme de recouvrement de failite
ou lorsque l'on est vitime d'escroquerie, je parle des
petites sommes que vous n'avez pas encore payées
à votre épicier, votre traiteur, l'école
de vos enfants, vos proches, votre comptable, votre psy,
etc.
I. Du point de vue de la loi juive
En dehors de cet acte hautement répréhensible
d'un point de vue hala'hique, il y a l'impact que cela
a sur nos relations avec les autres, et plus encore le
'hiloul hachem que cela déclenche.
Car ne nous y trompons pas, lorsque nous nous comportons
avec désinvolture, manque de droiture et fourberie,
ou tout simplement avec négligence, c'est bien
plus que notre propre renommée que nous mettons
à mal, c'est celle des juifs en général.
Que dire des phrases comme:
- "de toute façon, les religieux on les connaît,
ils ont de quoi envoyer leurs gosses à la yéchivba,
mais payer leur épicier, allez le leur demander!".
Ce genre de phrase, nous ne devrions jamais, jamais les
entendre!
Lorsque que je développe ce thème dans mes
ateliers, j'entends souvent: "écoutez, chacun
dépense son argent comme il veut". Oui, certes,
mais cela n'explique pas que nous mettions les priorités
là ou cela nous arrange.
=> Vous madame, allez vous vraiment vous acheter
cette nouvelle perruque alors que le directeur de votre
gan attend encore que vous payiez votre dette des 2 derniers
mois?
=> Vous monsieur, allez-vous encore emprunter à
la banque pour vous payer ces vacances à la montage
alors que vos employés attendent toujours leur
formation continue?
=> Et le mariage de votre petit dernier, vous allez
vraiment vous endetter pour faire bonne figure dans la
communauté alors que vous n'avez pas fini de payer
le précèdent mariage?
=> Et vous Madame, est il vraie que vous êtes
allé au dernier gala de l'école de vos enfants
alors que l'on vous coupe sans cesse le téléphone?
Mes remarques vous ont interpellées? Soudain, la
gène ou la honte font surface?
Laissez monter, cela est très sain... ce qui ne
l'est pas, c'est de laisser enfouie cette honte en risquant
qu'un jour, quelqu'un vous ramène à la réalité
d'une façon éventuellement fort déplaisante,
mettant en péril l'équilibre de votre couple
et de votre famille, qui peut etre fatale.
II. Du point de vue de la psychologie, que témoigne
de notre comportement le fait
de ne pas payer ses dettes?
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Sans développer ici une thèse
sur le sujet (qui aurait beaucoup de succès,
j'en suis sure) voici dans le désordre ce
que signifie ne pas "payer ses dettes"
- une non compréhension des valeurs du judaïsme
- l'oubli que nous sommes "Am kadoche"
pas seulement sur le papier, mais que
cela se mérite.
- un vice de forme de notre cerveau qui nous fait
croire que "ce n'est pas si grave".
- une auto persuasion que nous avons tous nos petits
défauts, alors qu'on n'en fasse pas une tartine!
- l'observation que tout le monde a ses petites
lâchetés.
- une difficulté à comprendre et réaliser
que dans la vie, tout se paie, et que tôt
ou tard, nous aurons à rendre
des comptes.
- que nous sommes chomré mitsvot, alors pas
d'inquiétude, nous allons nous arranger avec
le bon Dieu
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Le point le plus fondamental
est l'incapacité à comprendre ce que signifie
la notion de "payer une dettes". Car ici, il
y a la croyance que l'on peut ne pas payer, que l'autre
va oublier, et que le temps passant, la gravité
diminuera.
Le problème, c'est que ne pas payer ses dettes
d'argent illustre aussi d'autres incapacités à
payer, c'est à dire à "devoir",
à nous acquiter de "nos "devoirs":
- remercier pour le bien que l'on nous a fait (le rav
Wolbe fait de akarat hatov une des mida
les plus importantes)
- reconnaître ses fautes, ses petites et grand médiocrités
- respecter l'autre et ses besoins
- faire passer l'autre avant soi même
- savoir donner vraiment
- être à l'écoute de l'autre
- prendre en compte les besoins de l'autre
- faire une place a autrui dans sa vie
- vouloir être un exemple
- se soucier de l'harmonie entre les gens et de la sérénité
dans la communauté
Dans tout cela, je ne parle pas des francophones qui viennent
détruire littéralement la renommée
d'IsraEl en exportant leurs turpitudes, leurs bassesses,
leur roublardise et leurs escroqueries; ceux qui font
leur Alya pour mieux voler le fisc français, ceux
qui viennent vivre en IsraEl pour ne pas payer leur pension
alimentaire à leur femme, ceux qui volent la vie
de leur femme en ne leur donnant pas le guet...
Chers amis, je vous en supplie, revenez vers cette droiture
et cette moralité qui est en vous et que vous avez
dissimulé par des années de paresse et de
négligence... car il en est de la moralité
comme de l'appétit pour manger et comme de la pratique
sexuelle (et oui, argent et sexe sont intimement liés):
moins on en fait, moins on a envie d'en faire.
Certains d'entre nous, aimeraient bien changer cette mauvaise
disposition d'esprit, et revenir vers un comportement
plus en accord avec la loi divine... il est vrai que dans
nos yéchivot et séminaires, ce n'est pas
sur le comportement dans la vie professionnelle et dans
le commerce qu'on insiste le plus: les enfants travaillent
sur des parties de la Guemara qu'ils n'utiliseront jamais,
mais rien, pas de Moussar sérieux sur le sujet,
il n'y a plus d'éducation. Alors, que faire?
Et bien il n'y a pas 36 00 solutions: il faut se faire
aider, et si pour cela il faut payer: "ou kené
le'ha 'haver", achète toi un ami; oui,
s'il le faut, alors il faudra payer un professionnel qui
nous aidera, car être droit, c'est un véritable
investissement!
Et je vous garantie, que votre associé dans cette
nouvelle ambition est bel et bien Hakadoche Barou'h hou
Lui-même. S'Il est kadoche, n'est-ce pas pour nous
montrer que nous aussi, nous pouvons l'etre?
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