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Prière des amoureux d'Israël et hymne
national israélien
Kol
ôd balevav penimah
Nefesh yehoudi homiyah
Oulfaatei mizra'h kadima
Ayine letsione tsofiyah
Od lo avda tikvaténou
Hatikvah bat ch'note alpayim
Lehiyot am 'hofchi beartseinu
Erets tsione véyerouchalayim
Kol ôd
balevav penimah efesh yehoudi homiyah Aussi longtemps qu'au fond
du coeur l'âme juive vibre
Tant que nous saurons
écouter la petite flamme, le souffle divin
qui vibre en nous; tant que nous pourrons, par
tous les moyens faire vibrer cette flamme...
" bé'kol lévavé'ha"
(de tous tes coeurs, celui qui te pousse à
construire, comme avec celui qui témoigne
de ta partie sombre et tumultueuse, celle partie
de ton coeur qu'il te faudra transformer pendant
ton séjour sur terre), "ouvé
'hol méoudé'ha": par tous les
moyens que D.ieu met à ta disposition.
Oulfaatei
mizra'h kadima Ayine letsione tsofiyah Vers les confins de l'Orient
Un il sur Sion observe
A l'est, vers où
nous nous tournons lorsque nous prions, de l'Afrique
noire à Ir Hatika... c'est là bas,
là bas, de Tsion que la Ch'ina commence
à se répandre dans le monde, c'est
là bas que l'oeil de D.ieu, Dieu qui ne
dort ni ne sommeille, regardant Son monde et Son
peuple; là bas, D.ieu observe et veille
Od lo avda
tikvaténou Hatikvah bat ch'note alpayim Nous n'avons pas encore perdu
notre espoir vieux de 2000 ans
Nous espérons,
depuis 200 ans nous espérons, d'un espoir
si fort qu'il nous a maintenu grâce à
la vigilance divine qui observe Tsion. Cet espoir
là nous l'avons encore, nous ne l'avons
pas encore perdu, malgréla force déployée
de part le monde pour justement, qu'il retourne
au néant. Espoir de vie qui nous maintient
en vie, vigilance du créateur dont l'oeil
ne se ferme jamais, pas même un instant.
Lehiyot am hofchi beartseinu
Erets tsione véyerouchalayim De vivre en peuple libre
sur notre terre, Terre de Sion et de Jérusalem
Cet espoir qui nous
maintient en vie, qui nous fait rêver
de vivre nous aussi sur une Terre où
nous nous reconnaissons, à laquelle nous
appartenons et qui nous appartient: Dieu n'a
til pas élu Son peuple au rend de Kalah?
Lui aussi nous a dit "at mékoudechet
Li" et Il nous a mené aujourd'hui
dans notre Ohel, notre foyer: Israël...
Alors, comme disais Herbert (dont j'ai placé
la chanson ci dessous), la tikva: un hymne raciste?
Rajoutons avec insistance: la Tikva, un hymne
laïc???
Plaidoyer
pour ma terre: Herbert PAGAN
11 novembre 1975
Hier, j'étais dans le métro
et j'entends deux dames dire: "T'as
vu encore ces Juifs avec leurs histoires
à l'O.N.U. Quels emmerdeurs !"
C'est vrai.
Nous sommes des emmerdeurs. Ça
fait des siècles qu'on emmerde
le monde. C'est dans notre nature, que
voulez-vous ! Abraham avec son D'ieu unique,
Moïse avec ses Tables de la Loi,
Jésus avec son autre joue toujours
prête à la deuxième
baffe. Puis Freud, Marx, Einstein,
tous ont été des gêneurs,
des révolutionnaires, des ennemis
de l'Ordre. Pourquoi?
Parce
qu'aucun ordre, quel que fut le siècle,
ne pouvait les satisfaire, puisqu'ils en
étaient toujours exclus. Remettre
en question, voir plus loin, changer le
monde pour changer de destin, tel fut le
destin de mes Ancêtres. C'est pourquoi
ils sont haïs par les défenseurs
de tous les ordres établis.
L'antisémite de droite reproche aux
Juifs d'avoir fait la révolution
bolchévique. C'est vrai, il y en
avait beaucoup, en 1917. L'antisémite
de gauche reproche aux Juifs d'être
les propriétaires de Manhattan.
C'est vrai, il y a beaucoup de capitalistes
juifs.La raison est simple :la religion,
la culture, l'idéal révolutionnaire
d'un côté, les portefeuilles
et les banques de l'autre, sont les seules
valeurs transportables, les seules patries
possibles pour ceux qui n'ont pas de patrie.
Et maintenant qu'il en existe une, l'antisémitisme
renaît de ses cendres...
- pardon ! de nos cendres - et s'appelle
antisionisme.
Il s'appliquait aux individus, il s'applique
à une nation.
Israël est un ghetto,
Jérusalem, c'est Varsovie...
Les nazis qui nous assiègent parlent
l'arabe.
Et si leur croissant se déguise parfois
en fauçille, c'est pour mieux piéger
les Gauches du monde entier.
Moi qui suis un Juif de gauche, je n'en
ai rien à faire d'une certaine gauche
qui veut libérer tous les hommes
du monde aux dépens de certains d'entre
eux, car je suis précisément
de ceux-là. D'accord pour la lutte
des classes, mais aussi pour le droit à
la différence. Si la gauche veut
me compter parmi les siens, elle ne peut
pas faire l'économie de mon problème.
Et mon problème est que depuis les
déportations romaines du 1er siècle
après Jésus-Christ, nous avons
été partout honnis, bannis,
traqués, dénoncés,
écrasés, spoliés, brûlés
et convertis de force.
Pourquoi?
Parce que notre religion, c'est-à-dire
notre culture était dangereuse.
Eh oui! Quelques exemples...
Le judaïsme a été le
premier à créer le Chabbat,
jour du Seigneur, c'est-à-dire le
jour de repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons, toujours
en retard d'une pyramide ! Le judaïsme
interdit l'esclavage. Vous imaginez la sympathie
des Romains, les plus importants grossistes
de main-d'oeuvre gratuite de l'Antiquité
! Il est dit dans la Bible : "La terre
n'appartient pas à l'homme, mais
à D'ieu." De cette phrase découle
une loi, celle de la remise en question
automatique de la propriété
foncière tous les 49 ans.
Vous voyez l'effet d'une loi pareille sur
les papes du Moyen Âge et les bâtisseurs
d'empire de la Renaissance !
Il ne fallait pas que les peuples sachent.
On commença par interdire la Bible,
puis ce furent les médisances,
des murs de calomnies qui devinrent murs
de pierres et qu'on appela ghettos.
Ensuite ce fut l'Inquisition, les bûchers
et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n'est qu'un exemple industriel
de génocide, mais il y a eu des génocides
artisanaux par milliers. J'en aurais pour
trois jours rien qu'a nommer tous les pogroms
d'Espagne, de Russie, de Pologne et d'Afrique
du Nord.
À force de fuir, de bouger, le Juif
est allé partout. On extrapole et
voilà : il n'est de nulle part. Nous
sommes parmi les peuples comme l'enfant
à l'assistance publique.
Je ne veux plus être adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende
de l'humeur de mes propriétaires.
Je ne veux plus être un citoyen-locataire.
J'en ai assez de frapper aux portes de l'Histoire
et d'attendre qu'on me dise : "Entrez."
Je rentre et je gueule !
Je suis chez moi sur terre et sur terre
j'ai ma terre : elle m'a été
promise, elle sera maintenue.
Qu'est ce que le Sionisme? Ça se
réduit à une simple phrase:
"L'an prochain à Jérusalem."
Non, ce n'est pas un slogan du Club Méditerranée.
C'est écrit dans la Bible, le livre
le plus vendu et le plus mal lu du monde.
Et cette prière est devenue un cri,
un cri qui a plus de 2000 ans, et le père
de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust,
de Chagall, de Marx, d'Einstein et même
de monsieur Kissinger, l'ont répétée,
cette phrase, ce cri, au moins une fois
par an, le jour de Pâques.
Alors le Sionisme, cest du racisme
? Faites moi rire ! Est-ce que : "Douce
France, cher pays de mon enfance" est
un hymne raciste ? Le Sionisme, c'est le
nom d'un combat de libération.
Dans le monde, chacun a ses Juifs. Les Français
ont les leurs :ce sont les Bretons, les
Occitans, les Corses, les travailleurs immigrés.
Les Italiens ont les Siciliens, les Yankees
ont leurs Noirs, les Espagnols leurs Basques.
Nous, nous sommes les Juifs de TOUS. À
ceux qui me disent: "Et les Palestiniens
?", je réponds: "Je suis
un Palestinien d'il y a 2000 ans. Je suis
l'opprimé le plus vieux du monde."
Je discuterai avec eux, mais je ne leur
céderai pas ma place.Il y a là-bas
de la place pour deux peuples et deux nations.
Les frontières sont à déterminer
ensemble. Mais l'existence d'un pays ne
peut en aucun cas exclure l'existence de
l'autre et les options politiques d'un gouvernement
n'ont jamais remis en cause l'existence
d'une nation, quelle qu'elle soit.
Alors pourquoi Israël?
Quand Israël sera hors de danger,
je choisirai parmi les Juifs et mes voisins
arabes, ceux qui me sont frères
par les idées. Aujourd'hui, je
me dois d'être solidaire avec tous
les miens, même ceux que je déteste,
au nom de cet ennemi insurmontable : le
RACISME.
Descartes avait tort:
je pense donc je suis, ça ne veut
rien dire.
Nous, ça fait 5000 ans qu'on pense,
et nous n'existons toujours pas.
Je me défends, donc je suis.