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La liberté dans le couple
- Pessa'ha et la liberté conjugaleLe
mikvé
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Pessa'h
dans le couple: quel chemin pour quelle liberté?
Alors que le peuple juif se prépare
à "passer par dessus" ses chaînes"
(selon l'explication du mot Pessa'h), certains couples
ont le sentiment que les siennes lui pèsent
un peu plus chaque année. En Égypte
nous n'avons eu de cesse de fuir l'esclavage mais
nous nous sommes retrouvé ensuite curieusement
"enchaîné"... à la Thora!
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Pour le
jeune adulte, le départ de la maison parentale
qui semblait mener vers les sommets de la liberté
se transforme bien vite en arène romaine
ou chacun des conjoints se débat pour échapper
au contrôle de l'autre, ainsi quà
une profonde sensation d'étouffer.
Pour sortir de l'impasse il est indispensable
de comprendre certaines principes et de les travailler
avec confiance, optimisme et ténacité:
1) le but du mariage n'est
pas de changer l'autre, le rendre plus religieux,
plus mince, plus entreprenant, etc.
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Le but du jeu
est "juste" d'accompagner, de partager et
de rendre heureux notre partenaire de vie, le plus possible
selon ses critères à lui, et non selon
les nôtres. On peut changer la relation, la façon
dont nous sommes en lien avec lui: on ne peut guère
le changer, lui (reste à savoir comment).
2) c'est à nous de trouver l'oxygène qui
nous manque et remplir notre vie d'activités
gratifiantes et passionnantes. Cest à nous
de nous défaire de relations toxiques en déterminant
ce qui est juste pour nous et de définir nos
réelles obligations (pas question par exemple
de passer tous les shabbat chez les parents si nous
manquons cruellement de temps et d'intimité ensemble).
3) c'est à nous à expliquer à l'autre
ce qui nous convient et comment nous voulons être
aimé de lui, à nous de lui enseigner ce
qui nous blesse et épuise notre énergie,
mais aussi ce qui nous touche et nous enflamme.
4) enfin, c'est à nous à consulter si
notre souffrance nous empêche d'être heureux
et si nous ne nous en sortons pas seul. C'est encore
à nous de faire bouger les choses si notre conjoint
ne le veut pas : l'essentiel étant que l'un des
deux change l'équilibre du couple en apprenant
à mieux communiquer.
Le
Pessa'h du couple, sa liberté, passe nécessairement
par une prise de conscience de ce qui nous fait mal
et par la décision d'en parler. Et c'est exactement
ce qui fit Dieu : il nous fit prendre conscience de
notre esclavage puis nous parla au Mont Sinai. Et sIl
choisit la parole, cest parce quelle est
créatrice et libératrice. Briser ses chaînes,
c'est avant tout s'exprimer, parler de soi, écouter,
partager, vouloir être touché par lautre
et lui enseigner qui nous sommes, avec courage, sincérité
et émouna que Dieu est dans "laffaire"
et nous aide dans ce projet sacré.
Jacques Salomé écrivait: "en ne voulant
pas te faire de peine, je t'ai fait beaucoup de mal".
Osons nous parler, osons donner à notre compagnon
de vie la clef pour qu'il nous connaisse, qu'il nous
aime mieux et plus, car comprenons bien ceci : nous
navons pas le choix ! Il faut le faire
sous
peine de lui faire beaucoup de mal. Ouvrons-nous à
lui.
Risqué? Oui, c'est vrai: donner c'est "risquer
perdre", mais c'est aussi un merveilleux challenge
C'est peut être cela, Pessa'h dans le couple.
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