Belles histoires juives à raconter

Une histoire du temps qui passe

Les histoires sont nos repèresSimon ouvrit le tiroir de la commode de son épouse et en sortit un petit sachet en soie naturelle. « Ceci n’est pas un simple paquet », remarqua-t-il. Il ouvrit et observa la soie et la dentelle.

Nous sommes allés à New York, il y a 8 ou 9 ans, mais elle ne l’a jamais utilisé: elle voulait le conserver pour une occasion spéciale. Et bien, je crois que c’est le bon moment, justement. Il s’approcha du lit et rajouta ce paquet à d’autres choses, que les pompes funèbres emmèneraient… Sa femme venait de mourir. Se tournant vers moi, il me dit: « ne garde rien pour une occasion spéciale, chaque jour que tu vis est une occasion spéciale! ». Je pense toujours à ces paroles, elles ont changé ma vie.

Aujourd’hui je lis beaucoup plus qu’avant, et je nettoie moins; je m’assieds sur ma terrasse et admire le paysage sans prêter attention aux mauvaises herbes du jardin… Je passe plus de temps avec ma famille et mes amis, et moins de temps au travail… J’ai compris que la vie est un ensemble d’expériences à apprécier. Désormais: je ne conserve rien, j’utilise mes verres en cristal tous les jours, je mets ma nouvelle veste pour aller au supermarché, je ne garde plus mon meilleur parfum pour les jours de fête. Si cela en vaut la peine, je veux voir, entendre, et faire les choses maintenant!

Belles histoires juives à raconter Je ne suis pas tout à fait sûr de ce qu’aurait fait la femme de mon Ami si elle avait su qu’elle ne serait plus là demain, un demain que nous prenons tous à la légère… Je crois qu’elle aurait appelé sa famille, ses amis intimes, peut-être quelques vieux amis pour faire la paix ou s’excuser pour une vieille querelle passée.

Ce sont toutes ces petites choses non faites que je voudrais avoir faites, si mes heures étaient comptées. Je voudrais avoir revu les amis avec lesquels je devais me remettre en contact, avoir écrit les lettres que j’avais l’intention d’écrire « un de ces jours », avoir dit à mes proches combien je les aime…

Maintenant, je ne retarde rien, ni ne repousse ce qui pourrait apporter de la joie et des rires à nos vies. Je me dis que chaque jour est spécial, chaque heure, chaque minute est spéciale…

La carotte, l’œuf et le grain de café

Une jeune femme visite sa mère et lui parle de sa vie et comment elle a de la difficulté à passer à travers chaque journée. Elle ne sait pas comment elle va s’en sortir et elle envisage d’abandonner.
Elle est tellement fatiguée de se battre continuellement. Elle a l’impression que lorsqu’un problème est résolu, un nouveau se présente…

Sa mère l’amène à la cuisine; elle remplit trois casseroles d’eau et les place sur les ronds du poêle à feu élevé. L’eau se met à bouillir rapidement. Dans la première casserole, la mère ajoute des carottes, met des œufs dans la deuxième casserole, et dans la troisième des grains de café moulu. Elle laisse reposer et bouillir, sans dire un mot.

Au bout de 20 minutes, elle ferme le feu… Elle égoutte les carottes et les place dans un bol, sort les œufs et les met dans un bol, puis vide le café dans un bol. Se tournant vers sa fille, elle demande :
– Dis-moi ce que tu vois?
– Des carottes, des œufs et du café, répond la fille.

Sa mère lui demande de se rapprocher des carottes. La fille se rapproche et note que les carottes sont molles. Elle lui demande ensuite de prendre un œuf et de briser la coquille: l’œuf est dur. Puis la fille goûte au café et sourit à l’arôme riche du café.

« Qu’est-ce que ça signifie, maman? »

« Chacun de ces objets a fait face à la même adversité explique la mère et chacun réagit différemment. Les carottes sont arrivées fortes et dures et soumises à l’eau bouillante, elles se sont ramollies, elles sont devenues faibles. Les œufs étaient fragiles, leur coquille mince protégeait leur liquide intérieur, ils sont devenus plus durs à l’intérieur. Les grains de café moulu eux, ont changé l’eau.

Lequel es-tu?, demande la mère à sa fille. Quand l’adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu?
Es tu comme le grain de café, quand les choses semblent être les pires, et deviens-tu meilleure, changeant la situation autour de toi. »

Les gens les plus heureux n’ont pas nécessairement le meilleur de tout: ils savent juste rendre meilleur ce que la vie met sur leur route.

Un article de Malka Barneron. (Madéhat Néssoua - Thérapeute de couple - Accompagnement pour les conflits dans la famille - Coaching pour la Alyah - Choisir sa place dans le judaïsme)

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