De poser 10 questions avant de divorcer

L’option coaching

Vous vous dites que c’est le moment de consulter et d’aller au fond des choses, je vous propose de me contacter pour réserver votre séance d’accompagnement à la séparation.

L’option divorce

Une alternative prévue par la Loi juive

Choisir de divorcer : 10 bonnes questionsCette rubrique n’a pas pour but de convaincre de maintenir un couple ensemble (qui voudrait prendre une telle responsabilité?). Mais de mener une réflexion approfondie sur les raisons qui nous poussent à choisir cette seule solution, le divorce, en réponse aux souffrances dans le couple. Si le judaïsme propose le divorce comme moyen se résoudre une mésentente, voire une mésalliance, c’est bien qu’il arrive que la vie commune n’est parfois plus possible.

Nous partirons donc du principe que la séparation fait partie des solutions acceptables, parfois même indispensables, voire recommandées.

Vérifier vos motivations

Ce que je me propose plutôt de vérifier avec vous ici, c’est ce qui nous pousse à choisir cette solution. Pour cela, il est important de vérifier plusieurs points, qui sont autant de questions à se poser avec franchise, courage et sincérité. (Nous éliminerons d’emblée dans cette rubrique les raisons dramatiques, viol conjugal, inceste et trouble du comportement particulièrement grave comme demande de divorce).

10 questions à se poser avant de se séparer

Ce que chacun attend du mariage

Ce qu’il n’est pas

Avons-nous bien saisi, tous les deux, ce qu’est le mariage. Cette question qui semble si simple, les trois quart des personnes ne se la sont pas posée. Quant au dernier quart, la réponse est floue et incertaine.

Ce que j’attends de mon couple

A la question « mes attentes sont-elles réalistes et justes » la réponse est presque toujours non. Est-ce que j’attends trop, voire tout de mon partenaire, c’est à dire qu’il soit ma source d’oxygène, de vie, de bonheur et d’épanouissement. Une autre question permet d’y voir plus clair: est-ce que cette position tout puissante que je lui attribue n’a pas pour fonction de me dissimuler la responsabilité d’être moi-même, de devenir qui je suis. Est-ce que je lui ai transmis le rôle de celui dans le couple qui choisit?

La souffrance fait-elle partie des choses normales de la vie?

Souffrance dans le coupleSi oui pourquoi Dieu s’en sert-Il de façon si « provocante » parfois. A quoi joue-t-on? Ma souffrance est elle « raisonnable » ou ai-je plutôt un très faible seuil de tolérance aux désagréments et aux frustrations? Si c’est le cas comment changer cela?

La souffrance que je ressens trouve-t-elle sa source dans mon couple, ou bien est-ce que, en tout honnêteté, je ressens des émotions semblables au sujet d’autres situations, qui n’ont aucun rapport avec mon conjoint?

Ces croyances qui nous étouffent

Ce qui mettrait fin à mes souffrances

  • Y a-t-il des motifs raisonnables qui me font croire que sans elle, sans lui, mes peines seront éliminées de ma vie?
  • Ai-je tendance à me persuader que c’est uniquement avec un autre, peut-être m’attend-il déjà, que mon espace, mon besoin d’affection, de reconnaissance, ma vie donc, seront enfin baignés de lumière et d’amour?

Avoir passé en revue les solutions possibles

Ai-je en toute honnêteté, fait tout ce qu’il faut pour améliorer les choses, me changer, l’accepter, le reconnaître, le respecter, l’encourager, croire en lui, et puis en toute conscience décidé que ma relation de couple est irréparable, que nous ne changerons pas, ni lui ni moi?

Vérifier mes sentiments

Où en sommes nous?

N’y a-t-il plus aucun sentiments entre nous, le plaisir du temps passé loin de lui (elle) est-il devenu plus fort que lorsque nous sommes ensembles. Les projets qui vous faisaient vibrer ensemble sont-ils loin et ont-il perdu toute saveur? Pourrions-nous mieux nous aimer si nous savions nous écouter, nous exprimer. Si nous communiquions mieux?

Quand le désir est en berne

Avons-nous toujours du désir l’un pour l’autre? Le désir est une créature si fragile, si exigeante et volatile, qu’il est bien compliqué de toujours le saisir et le faire venir. Le désir est une force en mouvement; avoir des baisses de désir n’est pas un drame. Par contre, si votre sexualité se passe mal, si vous vous posez des questions sur la normalité de ce que vous vivez, consultez. S’il s’agit juste d’une « période sans », recherchez ce qui pourrait faire que votre vie est palpitante, réaliser qui vous êtes, cela aura sans doute une effet sur votre désir. Le désir est la force vitale d’une personne, il faut l’entretenir.

Le courage de lui parler

Ai je déjà réussi à lui parler de tout cela, vraiment, sans menacer ni manipuler, de tout mon cœur, sans craindre de m’exposer, qu’il s’en « serve » pour me faire mal, sans fuir mes émotions. Ai-je pu vérifier qu’il m’avait bien compris, et avons-nous trouvé ensemble des solutions acceptables pour chacun de nous?

Pourquoi se poser (toutes) ces questions

Solitude au moment de la séparationPour vivre avec courage

Parce que vous ne voulez pas un jour, vous dire que vous n’aurez pas eu le cran, le courage de vous les être posées. Parce qu’un jour vous serez une autre personne, plus tard, dans 10 ans, dans 20 ans, et que vous voulez vous souvenir de qui vous avez été, avec fierté, la tête haute.

Pour ne pas répéter les mêmes erreurs

Parce que si vous vous séparez sans vous les être posées ces questions, il n’y a aucune chance pour que vous ne choisissiez pas à nouveau un autre partenaire. Avec les mêmes manques. Et que vous ne formiez pas, encore une fois, un couple qui fonctionne mal. Et oui, pourquoi les même causes généreraient-elles des conséquences différentes?

Par ce que nous sommes des parents responsables

Si vous avez des enfants, vous aurez compris que vous leur devez cette réflexion. Et que si vous ne le faites pas, ce sont eux qui plus tard, auront de grande chances de devoir régler ce problème, à votre place. Ce n’est pas avoir failli à construire une couple fort et vivant qui est un échec pour les enfants, c’est de ne pas avoir essayé d’être un couple meilleur. C’est avoir laissé la lien mourir et n’avoir rien tenté pour le sauvez. Bonjour la transmission.

Qui peut m’aider à sortir de la crise

« Ein bréra » dit-on en ivrit (il n’y a pas le choix). Il faut aller jusqu’au bout des questionnements. Si vous n’y arrivez pas seul, c’est peut être parce que vous êtes seul à mener votre réflexion. Mais alors qui peut vous aider? Voyons déjà qui ne peut pas vous aider.

Mes amis

Ils ne vous connaissent sans doute pas en couple. Ils vous aiment, mais n’étant pas des professionnels, ils tenteront de vous aider en vous poussant à trouver des solutions qui reflètent leurs difficultés à eux. Peut-être vous encourageront-il à vous séparer. Mais ils ne seront pas là pour éponger vos larmes le soir seul (e) chez vous. Si de plus, ils sont eux-même en difficulté dans leur couple, ils ne sont vraiment pas dans la meilleure position pour vous écouter et vous conseiller. Ils auront plus tendance à voir le coté sombre de votre relation.

Mes parents

Il n’y a pas de pire choix: ils sont « noguéim bédavar« , ils sont concernés, parce que vous êtes leur histoire et leur chaire. Vous, c’est une partie d’eux. Avec votre conjoint, ils n’ont aucun lien et ne se sentent pas d’obligation à son égard. Quand ils pensent, c’est avec leurs tripes, et c’est insuffisant.

Mon rabin

Il connaît le judaïsme mais il n’a aucune formation pour s’occuper de la relation de couple. Au mieux il vous recommandera un professionnel (D.ieu merci cela se fait de plus en plus). Le rabin est une personne religieuse qui vous parle des couples et des qualités à développer chez chacun. Il vous enseigne la sagesse de la Thora. Mais il n’a pas les compétences pour vous aider à soigner votre souffrance et coacher votre couple. Lui-même n’a probablement pas travaillé sa relation de couple avec un professionnel.

Un spécialiste du couple

Vous l’aurez compris, il vous faut une personne compétente, dont c’est le métier. SI vous désirez consulter et choisir vers qui vous tourner, il y a en 3 critères à vérifer:

1) Il doit avoir été formé et avoir lui-même passé du temps à étudier la relation de couple. Ses motivations seront claires et il a compris qu’il ne devait pas aider les couples comme un bénévole  mais de façon professionnelle. 2) Il doit avoir fait sa propre thérapie et réglé ses propres souffrances personnelle et de couple 3) Il doit être supervisé par un professionnel, seule garantie qu’il est encadré et obligé à se travailler en permanence pendant la période où il exerce la profession de thérapeute de couple ou de conseiller conjugal.

Un article de Malka Barneron. (Madéhat Néssoua - Thérapeute de couple - Accompagnement pour les conflits dans la famille - Coaching pour la Alyah - Choisir sa place dans le judaïsme)

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