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Poème
de Mendele au lendemain du masacre d'Itamar
A
Udi 36 ans
Ruth 35 ans
Yoav 11 ans
Elaad 4 ans et
Hadass 3 mois
Raash Gadol, Zakhor!
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Quelle force a le bruit,
quand lhorreur dépasse tout ?
Simaginer quUdi dans son sommeil
doux,
Na pas pousser un cri quand sous lacte
dun fou,
Une lame sinscrit tout au fond de son
cou ?
Ou bien était-ce
Ruth qui la première dentre eux,
Nopposa point de lutte contre ce fou furieux
:
Dans un silence de mort, doucement elle partit,
Pour préparer dabord, la venue
des Petits ?
Ce chéri de Yoav
na pas ouvert les yeux,
Ne rêvant que de braves, se voyant victorieux,
Dès que ce fut son tour, il na
rien entendu
Quand un destin si lourd lui dit « Tu
as perdu ».
Mais il en restait deux
et non vraiment des moindres :
Car à lâge des jeux, simagine-t-on
poindre
Un terrible Vaad («comité»
en hébreu)
Contre un Elaad qui sort à peine des
Cieux ?
Mais plus il trucidait
et plus cétait facile,
Plus rien ne larrêtait, pas même
une petite fille :
Lange nommée Hadass à 120
jours au mieux,
Allait donc rendre grâce auprès
de ses aïeux.
Jusquau bout le
silence fut-il maître des lieux ?
Ça cest ce quon pense en
faisant un vu pieux !
Mais est-ce quune démence qui surgit
dans la nuit
Naurait pas larrogance de faire
le plus de bruit ?
Cest donc saisi
dhorreur quil faut simaginer
Que quittant la torpeur dun sommeil agité,
Toute une famille en pleurs, en cris et en effroi
Faisait face à un tueur qui là
est aux abois...
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