|
Chalom Bayit:
étude du Ohel Ra'hel et commentaires personnels
Chap
5 - L'obligation d'unir les corps
aux âmes
Amour physique et émotionnel -
Répercussion sur la personnalité
des enfants
On a vu dans le précédent chapitre
que c'est par la MO qu'un couple devient une
âme et un corps unique. Ce niveau élevé
et complet va encourager la création
d'un enfant raffiné et idéal.
Comme le dit le Zohar: "quand l'homme
et la femme s'unissent, ils sont comme un corps
unique; et étant un âme et un corps
unique, ils sont appelés "individu"
(Adame). C'est alors que le Saint Beni soit-Il
vient demeurer dans ce corps uni et y place
une âme sainte".
Rambam insiste sur les répercussions
de l'amour entre l'homme et sa femme sur les
enfants à naître. "Il doit
rapprocher son cur avec des mots persuasifs,
avec sa permission, désir, et amour;
alors, cet amour si fort qui va se créer
entre eux deux au moment de leur union donnera
naissance à un être fort, intelligent
et raffiné".
De même, le Ya'bets rappelle que "c'est
de l'amour qu'ils se portent l'un pour l'autre
au moment de la relation sexuelle, que dépendra
l'intelligence de l'enfant à naître".
C'est lorsque l'amour véritable et l'élan
des coeurs se traduit et s'expriment par l'élan
des corps, que l'enfant qui naîtra sera
parfait. Ce que confirme le Séfer 'Hassidim
: "quand
le désir est très grand, les enfants
seront des Tsadikim".
Si l'on y réfléchit bien, la
force et la puissance de l'union des corps implique
obligatoire ment l'union des âmes de l'homme
et de sa femme. Par extension, l'unité
des corps participe à l'équilibre
du foyer, comme il est dit: "il s'attachera
à sa femme et ils formeront une seule
chaire".
Le besoin d'actions qui
éveillent l'amour
De même que la Mitsva de Onègue
Chabbat et de Sim'hat Yom Tov s'accomplit par
des réalisations physiques, de même,
la seule manière d'être une seule
chaire ne peut se réaliser que par la
MO.
On inclue dans la MO, toute action qui a pour
effet d'augmenter l'amour et qui permet aux
époux de réaliser l'unité
du couple. (Nos sages disent: va tafe'h Ha
avionaCela fait référence au
désire qui apporte le Chalom dans le
couple.
En effet, les actes physiques existent nécessairement
pour exprimer et renforcer l'amour, accomplir
une Mitsva et réaliser l'unité
du couple. Il est donc évident que le
plaisir est un élément nécessaire
à la construction du couple, et qu'il
constitue une part entière de la Mitsva
Ainsi que l'explique Rachi: Tant qu'une femme
n'a pas de plaisir, elle ne peut s'attacher
à son mari.
En d'autres termes, la Mitsva"il s'attachera
à sa femme
" ne se réalise
que si le plaisir existe. Et le Tosfot Haroche
écrit à propos de nos Imaot: elles
eurent des relations sexuelles dans l'intention
d'en retirer du plaisir.
Le comportement de Ra'hel Imanou démontre
la même idée: elle voulurent toutes
les 2 les mandragores de Réouven, afin
de mériter de donner naissance aux tribus
[le plaisir engendrant la Tsidkout des enfants,
il devenait alors certain que les 12 tributs
sortiraient de cette union puisqu' elles y trouvèrent
du plaisir
1) les mandragores sont un aphrodisiaque.
2) le plaisir assure la conception d'enfants
parfaits]
Le Rambam explique:
Il est possible qu'elle désira ces mandragore
afin de parfumer le lit conjugal, afin d'honorer
Yaacov, parce que c'est ainsi que font les femmes.
Comme il est écrit : j'ai parfumé
mon lit avec des myrrhes, des aloès et
des cinnamome.
Et d'aucuns disent que les doudaim sont des
herbes qui augmentent le plaisir.
Le nom lui même de doudaim vient du mot
dodim: aimés.
De l'importance des mots
qui éveillent l'amour
Interrogé sur la meilleure manière
d'établir les préliminaires, le
Rambam dit:
"il devra lui parler, la faire rire
un peu, de façon à la détendre".
Nos Sages ajoutent: "celui qui veut
des garçons qui soient des Bnéi
Thora, devra scruter ses actions et séduire
son épouse avant l'acte sexuel.
Il est évident que tout ce qui enflamme
les sentiments et la joie est Kadoche."
(Aussi longtemps que ce n'est pas obscène).
A partir du moment où ils ont commencé
l'intimité conjugale, il est interdit
de parler d'autre chose que de leur amour. La
raison est que les discussions à ce moment
là peuvent les distraire et donc affaiblir
leur joie. Il est par ailleurs fondamental pour
l'homme de ne pas penser à une autre
femme, et la femme à un autre homme,
cela le principe des 9 Midot décrites
dans les chapitres précédents.
.
D'après le Tour: "Il parlera
avec elle de façon à éveiller
son désir à lui (certains disent
son désir à elle). La Guemara rapporte
rapporte au sujet de rabbi Eliezer qui agissait
de cette façon et que c'est la raison
pour laquelle ses enfants étaient si
enfants.
En résumé, La MO exige des 2
conjoints qu'ils réalisent une union
totale au moyen de paroles et d'actes qui éveillent
les âmes et les corps à l'amour
et l'unification.
La joie associée à l'intention
d'accomplir une Mitsva, engagent sur le chemin
de la kedoucha à la fois les parents
et des enfants.
|
Chap 7 - L'intimité
conjugale: un principe essentiel dans la création
Similitudes entre vie conjugale
et nourriture
Une intime conviction que le couple
a été crée "UN"
 |
Le 'Hatam Sofer rapporte: "le
moyen par lequel s'unit le niveau le plus haut
(des âmes) du couple est l'union sexuelle".
Cette configuration correspond à celle
du premier couple, tel qu'il a été
crée dès l'origine, avec ses deux
compo sants, mâle et femme: cette âme
unique appartenait au premier être humain
et réunissait les deux parties, mâle
et femelle du couple.
|
Lorsque le couple ne fait plus qu'un,
au moment donc de la MO, Dieu déverse alors
le "Bien" sur ces deux parties; c'est de
cette façon que se réalisent l'union
et l'amour véritable.
Un mariage réussi dépend de la manière
dont les époux ressentent les mêmes choses.
Et au premier chef, leur conviction qu'au tout début,
ils formaient un même et unique corps et une même
et unique âme. Ensuite, ils doivent être
convaincus que c'est Lui qui les a séparés,
et qu'Il est celui, le seul, à pouvoir les réunir.
On apprend des livres Saints que c'est
D.ieu qui désigne telle femme pour tel mari et
qui ''réuni les couples et les place dans
leur foyer''
C'est Lui qui a créé 'Hava et Adam et
qui, après les avoir séparés à
la naissance, les réuni de nouveau lors du mariage
et au moment de la MO. Comme il est écrit:
"Il s'attachera à sa femme, et ils formeront
une seule chaire". forme idéale du couple.
Nos Richonim vont encore plus loin: "Adam
et Hava ont étés crées Un à
l'origine, afin d'établir une unification unique
entre l'homme et sa femme".
Ainsi, on comprend que le lien qui unie
les deux époux est "plus fort que celui
qui lie un enfant à ses parents", puisque
les époux sont issus du même corps.
Similitude entre le but de la MO
et celui de la nourriture
"... et ils deviendront une
seule chaire"
L'union fondamentale qui existe entre
les 2 partenaires du mariage ne peut s'exprimer que
par des actes physiques, de la même façon
que les choses spirituelles ne descendent dans ce monde
que par le moyen des Mitsvot. C'est ce que nous enseigne
le verset : "il s'attachera à se femme
et ils deviendront une seule chaire". Et ce
qui permet cela n'est autre que la Mo, qui leur permet
de devenir "Un" -
Il faut préciser e que signifie
de devenir "Un": non pas créer
l'unité, mais "devenir Un",
dans le sens transformation, réalisation. Car
l'unité existe déjà. Ainsi que
l'exprime le Maharal: "lorsqu'il y a fusion
et unité entre l'homme et sa femme, alors l'âme
- qui est Un - est en paix avec le corps (qui lui aussi,
à ce moment là est "un") ".
1er parallèle
avec la nourriture
Nos Sages relient la nourriture et le mariage dans différentes
sources:
- Concernant Potiphar (la femme du Pharaon), il est
écrit: "elle lui donna tout, sauf le
pain qu'il allait manger".. Rachi explique
tout, "sauf les relations maritales".
Sauf l'intimité sexuelle qu'il lui refusa.
- "Elle mange avec lui le vendredi soir".
C'est la nourriture qui permet au corps de vivre, en
maintenant l'unité entre ce leurs corps et leur
âme.
- "l'union sexuelle donne la vie au couple,
du fait de la fusion de l'âme et des corps".
. Ceci apporte le Chalom dans toutes
les parties de leur vie.
Deuxième parallèle: similitude entre fréquence
des RS et fréquence des repas
De même que la ration de nourriture
doit être suffisante pour maintenir une santé
satisfaisante, de même, l'homme et la femme doivent
se retrouver un certain nombre de fois s'il veulent
garder un mariage sain et vigoureux. Chlomo Hamélè'h
(le Roi Salomon) définit ce qu'est la juste place
des relations sexuelles par cette métaphore:
"Ne me donne ni pauvreté ni richesse,
donne- moi la nourriture qui me convient".
Cette
fréquence doit être "ce qu'il faut",
c'est à dire "ce qui est bon pour moi, ce
qui me convient".
Le Kéli Yaka répond à la question
"selon quelle fréquence", quels sont
les critères? Jusqu'à ce que l'on n'ait
plus "envie de nourriture supplémentaire".
Jusqu'à ce les époux ne ressentent plus
la faim, et soient rassasiés".
Pour le Raavad , la
fréquence prescrite par nos Sages dépend:
1) du désir de la femme et de son apaisement
2) de la force et de la disponibilité de l'homme.
La fréquence dépend donc de ce qui est
nécessaire à la santé affective
et psychologique du couple, et du besoin de la femme
de ressentir l'amour que son mari a pour elle.
Si l'on part du principe que les Mitsvot
doivent être accomplies dans leur temps, au bon
moment, et quand il le faut, la raison souvent invoquée
et ajoutée est "Soyez saints". Ce
"Soyez saints" signifie, dans certaines
sources, comme dans le Rambam qu'il ne faut pas "trop" de
relations sexuelles. De même, le Chévèt
hamoussar (24) demande pourquoi il n'en faut pas trop,
et répond que "le but du mariage n'est
pas la satisfaction de la pulsion sexuelle, mais l'unification
des coeurs et d'amener des enfants dans le monde pour
le service de D.ieu".
On trouve cette même opinion dans
le Ora'h 'Haïm :
"De même que l'excès de nourriture
nuit à la santé, de même l'excès
de coït nuit au couple. Celui qui en rajoute, bien
qu'étant satisfait, est comparable à celui
qui continue de boire et de manger jusqu'à en
vomir".
Troisième parallèle:
comparaison entre désir et faim
Nécessité
du désir
Le manque de nourriture provoque la faim qui est un
besoin physique et psychologi que très fort de
s'alimenter. Le désir de nourriture et le plaisir
de manger sont nécessaires à la digestion
et, partant de là, à la santé et
à la survie.
Nos Sages disent: "si le désir de nourriture
n'existait pas, le corps ne serait pas capable d'absorber
les aliments".
Il en est de même pour la sexualité.
Il existe entre mari et femme un désir qui est
l'expression d'un besoin fort, physique et psychologique
d'unité. Ce désir est indispensable à
l'accomplissement de la Mitsva de Onah qui donc, par
extension ne peut se faire que si certains facteurs
sont réunis.
Ainsi, le Rambam écrit qu'il faut qu'ils ressentent
tous les deux du désir et de la joie. . Le désir de la femme d'être
unie à son mari est capital. Le Ben Ich 'Haï
confirme ainsi: "il n'est pas bon d'avoir des
relations sexuelles sans désir".
Le désir féminin
La femme désire l'intimité avec son mari.
Comme on le voit dans le 'houmache Béréchit
quand Dieu informe
Hava: "ton désir te portera vers ton
mari". Le désir féminin n'est
rien moins que l'expression de son attente d'être
"un" avec son mari, et c'est cela qui
alimente la vitalité du couple et son épanouissement.
C'est en raison de ce désir fort que nos Sages
ont établi la fréquence des rapports.
Le Tour complète: "ce que les Sages ont
institué", ils l'ont fait pour satisfaire
le désir de la femme.
Si l'épouse ressent un besoin plus
fréquent d'intimité que la moyenne, cela
fait partie entièrement de la MO. De même,
si le besoin vient du mari. En effet, il doit se préserver
de son yetser Hara et des désires interdits:
son désir devra alors se concrétiser par
l'union avec sa femme. A ce titre là, il s'agit
bien d'un des buts du mariage, comme il est écrit
"Nos femmes nous préservent des avérot"
Si bien que son désire d'union
augmente, le simple fait de le réaliser avec
sa femme lui aura permis de sublimer ses pulsions.
Nourriture et les
relations maritales sont semblables
Il y a certains déséquilibres physiques,
comme la faiblesse ou la maladie, qui exigent ponctuellement
plus de nourriture; et il y a certains moments, comme
lorsqu'une épouse désire plus d'intimité,
ou lorsqu'il s'agit de préserver son mari, ou
il est important de respecter ce désir. Ces deux
motivations supplémentaires sont loin d'être
des outsiders: elles sont au contraire comparable à
de la nourriture que l'on ajoute au malade afin d'hâter
sa guérison
2. Le succès de la vie de
couple dépend de l'initiative de la femme
Le désir de la femme alimente celui de l'homme
Nous venons de voir que le comportement
actif de la femme et son désir pour son mari
sont le fondement de la relation de couple.
Pour autant, il est indispensable de nourrir le désir.
Les liens du mariage sont plus forts, différents
de ceux qui unissent frères et surs ou
même que celui des parents pour leurs enfants;
contrairement aux précédents, les liens
d'amour entre mari et femme, s'ils ne sont pas entretenus.
Mari et femme doivent investir leurs émotions
les plus profondes et toues les forces pour développer
l'amour et le désir. Sans ce renouvellement crucial
et véritable cure de jouvence, l'amour du couple
s'affaiblit... puis meurt.
Or, ce qui nourrit l'amour et le désir dépendent
de la faculté, de la clarté avec laquelle
une femme, montrera son amour à son mari; il
est fondamental qu'une femme montre à son mari
l'importance que son bien-être a pour elle.
Cette impulsion qui nait tout d'abord de la femme, est
décrit par le Cantique des Cantiques ainsi: "Qu'il
m'embrasse des baisers de sa bouche; ton amour est meilleurs
que le vin". Ce n'est que plus loin que le texte décrit
son amour à lui pour elle en réponse:
"Je suis à mon bien aimé et vers
moi se porte son attention". ce qui signifie: c'est
parce que je suis à mon bien aimé que
son désir se porte sur moi.
Pour nos Sages "une femme trouve
grâce aux yeux de son mari" dépend de son désir à
elle pour lui, comme il est écrit: "écoute
fille d'Israël: oublie la nation d'où tu
viens et la maison de ton père".Ce qui signifie à partir de
maintenant, c'est la relation avec ton mari qui sera
le centre de ta vie. Ce n'est qu'ensuite que "le
Roi désira sa beauté".
Pourquoi l'élan
doit- il venir de la femme?
Parce que c'est dans la nature profonde de l'homme de
désirer réellement sa femme lorsqu'il
sent qu'elle lui appartient de manière exclusive.
Bien que l'homme apprécie les qualités
et la beauté de sa femme, son amour pour elle
dépend de son amour à elle et le désir
ardent qu'elle a de lui !
Plus encore: s'il n'y a pas de certitude
qu'elle lui appartient exclusivement et qu'elle ne désire
que lui, il ne peut avoir d'amour stable pour elle.
L'amour et l'affection d'une femme pour son époux
sont les piliers de l'amour dans le couple.
On le voit, l'épouse est loin de n'être
qu'un élément passif dans le couple. Au
contraire c'est son action et son comportement à
elle qui provoque l'amour toujours plus fort de son
mari.
Avraham et Sarah : la relation de
couple idéale
Le Maharal commente la relation entre
Avraham et Sarah ainsi: "leur union était
plus forte que celle de n'importe quel couple au monde",
comme il est écrit: "regarde vers ton
père Avraham et vers ta mère Sarah qui
t'a enfanté car Je les ai appelé "un"
"; parce qu'ils avait réalisé
cette union parfaite.
Nos Sages nous enseignent que l'amour
véritable est le résultat d'efforts constants
de la part de l'homme et de la femme.
Rabbi Bana'a raconte qu'il a vu dans le
Méarat ha Ma'hpéla, Avraham, allongé
dans les bras de Sarah, et Sarah qui le regardaitLe Maharal explique que leur position à
chacun exprimait ainsi leur attachement l'un à
l'autre. C'est cela l'union complète et parfaite.
C'est le
type de lien qui unissait Sarah et d'Avraham qui réalise
la perfection de l'union sous tous ses aspects.
Nécessité que la
femme dévoile son désir passionné
pour son mari
La douleur d'un homme
'Hazal déduisent l'importance fondamentale d'une
femme pour son mari du verset : "J'ai trouvé
plus amer que la mort: une mauvaise femme".
Qu'est -ce que la Thora appelle une mauvaise
femme? "Celle qui dresse la table pour son mari
et la couvre de mets raffinés, mais qui lui tourne
le dos et refuse de manger avec lui" . Ainsi, une "mauvaise femme" est
une femme qui n'aime pas mais accomplît ses taches
de ménagère. Elle accomplit toutes ses
obligations, mais néglige la partie la plus importante
du mariage: montrer son amour et son désir pour
lui. En lui tournant le dos, elle montre clairement
qu'elle ne veut aucune relation avec lui.
Fusion des coeurs et des âmes
Le fait pour une épouse
de communiquer à son mari l'amour qu'elle lui
porte induit chez lui une volonté de la connaître,
de la découvrir et crée un désir
de fusion des coeurs et des âmes.
Montrer son amour
La réussite du mariage exige un travail constant
des époux visant à révéler
leur amour et à trouver l'un dans l'autre la
source de leur joie. Aimer, mais ne pas le montrer ni
l'exprimer est insuffisant. L'amour doit être
démonstratif et se révéler par
des paroles, des actions et une attitude appropriée.
C'est dans l'expression de son amour qu'une
femme est vraiment considérée comme épouse,
et il faut que cet amour et ce désir soient exprimés
clairement! Par la parole et par le geste. Tout dépend
donc d'elle.
L'enseignement tiré
de l'histoire des mandragores de Léa
Exemple remarquable d'une union
initiée par la femme
Lorsqu'elle révèle à
son mari qu'elle le désire et qu'elle a besoin
de lui, la femme confère à la relation
sexuelle toute sa valeur. Nos Sages enseignent d'après
Léa Imanou
Chaque femme qui provoque l'union sexuelle
aura des enfants du niveau de ceux de Moché Rabénou!
Or, dans la génération de Moshé
Rabénou, la Thora écrit: "prenez
pour vous des hommes sages et capable de raisonnement".
Et: "je placerai à la tête des
tribus des hommes sages et connus. Mais des hommes capables
de raisonnement, ils n'ont pas trouvé."
De Léa, la Thora écrit:
"elle sortit pour l'accueillir", puis
lui dit: "viens avec moi, car je t'ai acquis
avec les mandragores de mon fils".
Cette nuit là, Léa donna naissance à
Issa'har duquel descendent des Érudits de la
Thora. Des hommes intelligents qui savaient trancher
la loi, les chefs du Sanhédrin, et dont les frères
étaient à la tête du peuple juif.
Une façon de
faire délicate
La Guemara enseigne que Léa ne s'est pas exprimée
directement,
ni avec agressivité, mais elle a agit de façon
à éveiller l'amour de Yaacov pour elle.
De quelle manière? Pour Rachi , il s'agit d'actes
d'affection. Pour le Ra'vad "en s'habillant
avec recherche pour attirer son regard et son désir"
Pour la Guemara, une femme doit éveiller
le désir de son mari avec délicatesse,
créant ainsi une relation profonde. Le Chita
Mékoubetset ajoute lui aussi que des fils sages
et intelligents naissent de l'amour et de l'amitié
avec lesquelles les époux agissent l'un envers
l'autre. Chaque
union requière l'éveil de la tendresse
et du désire de la femme.
La flamme de l'union
pour rallumer la lumière du monde
Nos Sages expliquent: pour avoir éteint (en lui
faisant mange de ets haddat) la lumière de Adam,
dont l'âme est appelée la bougie de D.ieu,
la femme doit allumer les bougies de Chabbat en rallumant
la flamme de l'amour pour son mari. C'est le vendredi
soir que la lumière est la plus intense: l'éveil
de la passion du vendredi soir doit venir de la femme.
Avec amour et déférence.
On tire un secret de ce verset: toutes les eaux du monde
ne sauraient éteindre l'amour
Léa a mérité
l'amour de Yaacov en lui exprimant son désir
de lui
Quand la femme sollicite son mari, l'union est parfaite.
Yaacov revint des champs un soir, et Léa sortit
afin de l'accueillir, en lui disant: "Viens
avec moi, car je t'ai acquis par les mandragores de
mon fils".
Or, Yaacov avait l'intention de se diriger
vers la tente de Ra'hel - qui est appelée "l'épouse
de Yaacov" . Mais Léa partit à sa rencontre
et l'attira dans sa tente. Une question se pose: que
s'est il passé qui a détourné Yaacov
de son habitude de retrvouer Léa, car il, est
bien connu qu'il aimait Ra'hel plus que Léa.
On pourrait penser que devant la sollicitude de Léa,
il s'est incliné, mais juste pour lui faire plaisir,
comme si cela n'était pas de sa propre initiative.
or ce n'est pas ce qu'il s'est passé: ce n'est
pas "par gentillesse" qu'il suivit Léa,
c'est volontairement, avec un réel plaisir.
La Thora commente:"cette nuit là, il
s'allongea avec elle, lui"
Les commentateurs expliquent ce "lui"
supplémentaire: c'est de son propre chef que
Yaacov vint auprès de Léa, quand il ressentit
l'ardent désir que Léa avait pour lui
et qu'il comprit ses intentions .
Le Or Ha'hayim confirme: "de son propre désir,
de sa propre volonté. Cela vint de lui et non
parce qu'elle fit pression sur lui.
Léa désirait intensément
s'uniri à Yaaco, c'était ce pour quoi
elle priait; elle se disait: "maintenant, mon
mari va m'aimer". . Et en effet, elle devint la femme préférée
de Yaacov la nuit ou Issa'har fut conçu. D'où
lui vint ce mérite? "Et Léa vint
l'accueillir". C'est ce qui a permis à
Yaacov de prendre conscience de l'amour qu'elle avait
pour lui. Elle pris l'initiative de l'union et lui exprima
son désir et la joie qu'elle allait avoir d'être
avec lui. Ainsi, elle créa une union parfaite.
Il est écrit "il vint vers elle",
ce qui entresous entend que son intention était
d'avoir des enfants. Par ailleurs, le mot allongé
(vayichkav) dans "allongé à côté
d'elle", révèle proximité,
une intimité très particulière.
Il est possible cette expression signie
également que par son comportement, Léa
eu le mérite d'être enterrée avec
lui, ce qu'indique la position "allongé".
Lorsqu'une femme désire
s'unir à son mari, Dieu l'aide dans ses projets
La Guemara rapporte que Hachem aida Léa dans
ses projets, comme il est dit: "Issa'har 'hamor
garem" ce qui signifie: c'est un âne
qui fut la cause de sa conception . Comment cela? Quand Yaacov revint des champs,
son âne se mit à braire. Léa l'entendit
et s'en alla à la rencontre rencontre de Yaacov
et l'appela.
.
C'est un comportement particulièrement élévé
et kadoche pour une femme d'exprimer son amour et son
désir pour son mari, avant même qu'il en
exprime l'intérêt. Alors elle déclenche
et créé un amour intense et parfait de
son mari pour elle.
La rédemption viendra des
femmes Justes (Sota 11, b)
Les coutumes des femmes
juives en Egypte et le Kinor
Suivant l'exemple de Léa, en Egypte, les femmes
renouvelèrent l'amour dans leur couple et maintinrent
de cette façon les foyers juifs.
Nos Sages rapportent: "et il confectionna les
bassins avec les miroirs de la multitude".
Hachem dit à Moshé "accepte [les
miroirs afin de les utiliser dans le Michkan] - car
ils sont plus précieux à mes yeux que
n'importe quoi d'autre, puisque c'est grâce à
eux qu'une grande multitude est née en Egypte".
Alors que leurs maris rentraient extenués
de leur travail d'esclave, les femmes leur présentaient
un repas et des boissons. Elles prenaient les miroirs
et se regardaient avec leurs maris. Elles attiraient
leurs maris en leur disant "Je suis plus belle
que toi" (regarde moi), provoquant ainsi leur
désir. Alors ils s'unissaient, les femmes devenaient
enceintes et elles accouchaient là-bas. Comme
il est écrit: "Sous le pommier je t'ai
éveillé".
Ces miroirs, de par leur rôle dans
le Chalom Baït [malgré les difficultés
de l'esclavage] devinrent un instrument capital du Beth
Hamikdach; ils furent utilisés pour la fabrication
du Kior, bassin permettant de disculper une femme soupsonnée
à tort d'adultère . Ces bassins avaient donc
pour fonction de rétablir le Chalom Baït.
Ceci montrant à quel point les miroirs des femmes
étaient chers aux yeux de D.ieu.
La Guemara relate elle aussi comment les
femmes permirent aux hébreux de sortirent d'Egypte
grace au mérite d'avoir mis des enfants au monde
malgrès l'esclavage.. Lorsque les femmes juives allaient puiser
de l'eau pour leurs maris, D.ieu faisaient entrer des
poissons dans leurs filets. Elles installaient alors
deux marmites, une remplir d'eau et l'autre contenant
les poissons. Elles les portaient jusque dans les champs,
là où se trouvaient leurs maris.
Puis elles leur préparaient un
bain, les enduisaient d'huile parfumée et s'unissaient
à eux devant les clôtures de séparations
des champs. Comme il est dit "lorsque tu t'allonges
entre [dans] les champs".
Ainsi, les femmes prouvaient-elle leur
désir et leur amour profond pour leurs époux.
Elles savaient l'exprimer, malgré les difficultés
de l'exil. Elles les distrayaient, leur faisant oublier
leurs problèmes, elles enflammaient leurs coeurs
afin de dévoiler leur amour pour elles, les attirant
autant parce qu'elles se faisaient belles que parce
qu'elles s'occupaient de leur bien-être physique
- bain et nourriture.
La maison juive fut ainsi perpétuée
sur la base de couple qui exaltait leur amour malgré
l'obscurité de l'esclavage.
C'est sur l'unité du couple
qu'est fondée la liberté du peuple d'Israël
Le Maharal explique l'extraordinaire élévation
spirituelle atteinte par les femmes en Egypte, et comment,
ce fut véritablement leur comportement, qui fut
la source de la rédemption:
Le passouk "par le mérite des femmes
justes, nous avons étés libérés"
fait allusion a quelque chose de fabuleux: le désir
intense des femmes pour leurs maris eu pour conséquence
de voir naître la génération qui
serait libre; l'esclavage se rapporte au matériel
('homer) tandis que la liberté (tsoura) fait
référence à tout ce qui est spiritualité
et émotions.
Lorsqu'une femme provoque le désir de son mari
et qu'ils s'unissent, alors s'opère l'union du
matériel et du spirituel. De fruit de cette union
naissent des enfants dignes de la rédemption.
Le Talmud souligne également que "ils
s'unissaient dans les champs" montrait que
malgré les conditions extrêmêment
pénibles de l'esclavage, les femmes savaient
provoquer l'intimité entre elles et leurs époux.
D'après le Zohar, lorsque l'union véritable
est présente entre les époux, alors s'opère
l'union de l'aspect divin.
En effet, l'union est une donnée divine, contrairement
à la séparation qui est matérielle.Il est évident que
les femmes ont cette capacité de révéler
cette fantastique unité avec leurs maris, par
leur désir et leur ardeur pour eux et par leur
mérite, de tels enfants ont une personnalité
naturellement élevée vers le spirituel.
L'aide
de D.ieu dans la démarche de la femme vers son
mari
Dans plusieurs endroits du Tana'h est relaté
la détermiation des femmes à renforcer
leur couple, et comment, Dieu intervint à chaque
foir pour les aider à réaliser leur projet.
- Dans le cas de Léa, D.ieu fit braire l'âne
de Yaacov alors que celui ci rentrait au camps où
se trouvait sa tente, (si bien que Léa pu aller
à sa rencontre, puisqu'elle l'avait entendu arriver).
 |
- Dans le désert, en
même temps que la manne, D.ieu envoyait
des épices et des vêtements aux
femmes, afin qu'elles soient belles et parées
pour leurs maris. .
Rachi explique que les épices étaient
ensuite pilés dans un mortier afin d'être
utilisés comme parfums que les femmes.
Le Midrash explique ce passouk des Théhilim
:"plus
encore que des murs d'ivoire, je t'ai procuré
de la joie"L'ivoire
dont il est question est celui des dents qui
avait maché la manne mangée par
le peuple hébreu dans le désert;
la joie, fait référence aux efforts
faits par les femmes pour être belles
et désirables durant les 40 ans passés
dans le désert.
|
C es exemples démontrent
bien l'importance que D.ieu accorde à la perfection
des MO et qu'Il aide chaque femme dans sa démarche
de plaire à son mari et de construire le foyer
parfait. Il est impératif que les femmes fassent
tout ce qui est en leur pouvoir afin de se faire apprécier
et aimer de leurs maris.
Le Midrash remarque: "la raison pour laquelle
les bijoux ont étés donnés aux
femmes est de leur permettre de se parer pour leur mari,
chez elles". (Tan'houma Vayichla'h 5). Ainsi,
le comportement attendu d'une femme est d'utiliser tous
les moyens à sa disposition pour renforcer l'attachement
de son mari pour elle.
Conclusion du Ohel
Ra'hel
"Dans les channts ou dans les
pleurs"
'Hazal expliquent que le verset "Hachem a établit
une demeure pour les célibataires, et fait sortir
ses captifs pour leur bien-être" fait
allusion à la façon dont un couple peut
constuire son au foyer: soit dans la joie, soit dans
la douleur.
Que signifie "pour leur bien-être",
bakocharote? Ce mot est écrit avec les même
lettres (beth, kaf, chine, taf) que les mots "Bé'hi"
vé "chirot": "des cris" et
"des chants de prières".
Celui qui les veut (les bienfaits d'une nunion forte
et intense dans le couple) chantera (chirot: chants)
; et celui qui ne les veut pas, pleurera (be'hi: pleurs).
.
Les bienfaits du foyer et des mitsvot qui s'y rapportent
sont tels que le couple chante cette abondance de bonté
qu'ils ont mérité par leurs efforts et
l'investissment dans la relation. Malgré tout,
ils ont le libre arbitre de faire fis des conseils de
nos Sages, auquel cas, leur foyer se construira dans
les pleurs.
Influence de la MO
sur toutes les autre Mitsvot
Nos Sages enseignent: "Le salaire d'une Mitsva
est la Mitsva elle même".
Si la façon dont leur foyer se
construit entousiasme un homme et une femme au point
où il ait envie de chanter, alors la MO sera
un exemple pour toutes les autres mitsvot, et ils les
accompliront toutes dans la joie et de bon cur.
et
la vie s'attacher à leur foyer:"Les Mitsvot sont le plus formidable
cadeau que Hachem nous ait offert afin de mériter
la vie dans ce monde-ci et dans le monde futur"
Comme il est dit "Hachem nous à
commandé d'observer ses statuts afin de Le craindre,
pour notre seul bien, tous les jours de notre vie, afin
que nous vivions".
|