Chap 7 - L'intimité
conjugale: un principe essentiel dans la création
Similitudes entre vie conjugale
et nourriture
Une intime conviction que le couple
a été crée "UN"
Lorsque le couple ne fait plus qu'un, au moment donc
de la MO, Dieu déverse alors le "Bien"
sur ces deux parties; c'est de cette façon que
se réalisent l'union et l'amour véritable.
Un mariage réussi dépend de la manière
dont les époux ressentent les mêmes choses.
Et au premier chef, leur conviction qu'au tout début,
ils formaient un même et unique corps et une même
et unique âme. Ensuite, ils doivent être
convaincus que c'est Lui qui les a séparés,
et qu'Il est celui, le seul, à pouvoir les réunir.
On apprend des livres Saints que c'est D.ieu qui désigne
telle femme pour tel mari et qui ''réuni les
couples et les place dans leur foyer''
C'est Lui qui a créé 'Hava et Adam et
qui, après les avoir séparés à
la naissance, les réuni de nouveau lors du mariage
et au moment de la MO. Comme il est écrit:
"Il s'attachera à sa femme, et ils formeront
une seule chaire". forme idéale du couple.
Nos Richonim vont encore plus loin: "Adam et
Hava ont étés crées Un à
l'origine, afin d'établir une unification unique
entre l'homme et sa femme".
Ainsi, on comprend que le lien qui unie les deux époux
est "plus fort que celui qui lie un enfant à
ses parents", puisque les époux sont
issus du même corps.
Similitude entre le but de la MO
et celui de la nourriture
"... et ils deviendront une
seule chaire"
L'union fondamentale qui existe entre les 2 partenaires
du mariage ne peut s'exprimer que par des actes physiques,
de la même façon que les choses spirituelles
ne descendent dans ce monde que par le moyen des Mitsvot.
C'est ce que nous enseigne le verset : "il s'attachera
à se femme et ils deviendront une seule chaire".
Et ce qui permet cela n'est autre que la Mo, qui leur
permet de devenir "Un" -
Il faut préciser e que signifie de devenir "Un":
non pas créer l'unité, mais "devenir
Un", dans le sens transformation, réalisation.
Car l'unité existe déjà. Ainsi
que l'exprime le Maharal: "lorsqu'il y a fusion
et unité entre l'homme et sa femme, alors l'âme
- qui est Un - est en paix avec le corps (qui lui aussi,
à ce moment là est "un") ".
1er parallèle avec la nourriture
Nos Sages relient la nourriture et le mariage dans différentes
sources:
- Concernant Potiphar (la femme du Pharaon), il est
écrit: "elle lui donna tout, sauf le
pain qu'il allait manger".. Rachi explique
tout, "sauf les relations maritales".
Sauf l'intimité sexuelle qu'il lui refusa.
- "Elle mange avec lui le vendredi soir".
C'est la nourriture qui permet au corps de vivre, en
maintenant l'unité entre ce leurs corps et leur
âme.
- "l'union sexuelle donne la vie au couple,
du fait de la fusion de l'âme et des corps".
. Ceci apporte le Chalom dans toutes
les parties de leur vie.
Deuxième parallèle: similitude entre fréquence
des RS et fréquence des repas
De même que la ration de nourriture doit être
suffisante pour maintenir une santé satisfaisante,
de même, l'homme et la femme doivent se retrouver
un certain nombre de fois s'il veulent garder un mariage
sain et vigoureux. Chlomo Hamélè'h (le
Roi Salomon) définit ce qu'est la juste place
des relations sexuelles par cette métaphore:
"Ne me donne ni pauvreté ni richesse,
donne- moi la nourriture qui me convient".
Cette
fréquence doit être "ce qu'il faut",
c'est à dire "ce qui est bon pour moi, ce
qui me convient".
Le Kéli Yaka répond à la question
"selon quelle fréquence", quels sont
les critères? Jusqu'à ce que l'on n'ait
plus "envie de nourriture supplémentaire".
Jusqu'à ce les époux ne ressentent plus
la faim, et soient rassasiés".
Pour le Raavad , la fréquence prescrite
par nos Sages dépend:
1) du désir de la femme et de son apaisement
2) de la force et de la disponibilité de l'homme.
La fréquence dépend donc de ce qui est
nécessaire à la santé affective
et psychologique du couple, et du besoin de la femme
de ressentir l'amour que son mari a pour elle.
Si l'on part du principe que les Mitsvot doivent être
accomplies dans leur temps, au bon moment, et quand
il le faut, la raison souvent invoquée et ajoutée
est "Soyez saints". Ce "Soyez
saints" signifie, dans certaines sources, comme
dans le Rambam
qu'il ne faut pas "trop" de relations sexuelles.
De même, le Chévèt hamoussar (24)
demande pourquoi il n'en faut pas trop, et répond
que "le but du mariage n'est pas la satisfaction
de la pulsion sexuelle, mais l'unification des coeurs
et d'amener des enfants dans le monde pour le service
de D.ieu".
On trouve cette même opinion dans le Ora'h 'Haïm
: "De même
que l'excès de nourriture nuit à la santé,
de même l'excès de coït nuit au couple.
Celui qui en rajoute, bien qu'étant satisfait,
est comparable à celui qui continue de boire
et de manger jusqu'à en vomir".
Troisième parallèle:
comparaison entre désir et faim
Nécessité du désir
Le manque de nourriture provoque la faim qui est un
besoin physique et psychologi que très fort de
s'alimenter. Le désir de nourriture et le plaisir
de manger sont nécessaires à la digestion
et, partant de là, à la santé et
à la survie.
Nos Sages disent: "si le désir de nourriture
n'existait pas, le corps ne serait pas capable d'absorber
les aliments".
Il en est de même pour la sexualité.
Il existe entre mari et femme un désir qui est
l'expression d'un besoin fort, physique et psychologique
d'unité. Ce désir est indispensable à
l'accomplissement de la Mitsva de Onah qui donc, par
extension ne peut se faire que si certains facteurs
sont réunis.
Ainsi, le Rambam écrit qu'il faut qu'ils ressentent
tous les deux du désir et de la joie. . Le désir de la femme d'être
unie à son mari est capital. Le Ben Ich 'Haï
confirme ainsi: "il n'est pas bon d'avoir des
relations sexuelles sans désir".
Le désir féminin
La femme désire l'intimité avec son mari.
Comme on le voit dans le 'houmache Béréchit
quand Dieu informe
Hava: "ton désir te portera vers ton
mari". Le désir féminin n'est
rien moins que l'expression de son attente d'être
"un" avec son mari, et c'est cela qui
alimente la vitalité du couple et son épanouissement.
C'est en raison de ce désir fort que nos Sages
ont établi la fréquence des rapports.
Le Tour complète: "ce que les Sages ont
institué", ils l'ont fait pour satisfaire
le désir de la femme.
Si l'épouse ressent un besoin plus fréquent
d'intimité que la moyenne, cela fait partie entièrement
de la MO. De même, si le besoin vient du mari.
En effet, il doit se préserver de son yetser
Hara et des désires interdits: son désir
devra alors se concrétiser par l'union avec sa
femme. A ce titre là, il s'agit bien d'un des
buts du mariage, comme il est écrit "Nos
femmes nous préservent des avérot"
Si bien que son désire d'union augmente, le
simple fait de le réaliser avec sa femme lui
aura permis de sublimer ses pulsions.
Nourriture et les relations maritales
sont semblables
Il y a certains déséquilibres physiques,
comme la faiblesse ou la maladie, qui exigent ponctuellement
plus de nourriture; et il y a certains moments, comme
lorsqu'une épouse désire plus d'intimité,
ou lorsqu'il s'agit de préserver son mari, ou
il est important de respecter ce désir. Ces deux
motivations supplémentaires sont loin d'être
des outsiders: elles sont au contraire comparable à
de la nourriture que l'on ajoute au malade afin d'hâter
sa guérison
2. Le succès de la vie de
couple dépend de l'initiative de la femme
Le désir de la femme alimente celui de l'homme
Nous venons de voir que le comportement actif de la
femme et son désir pour son mari sont le fondement
de la relation de couple.
Pour autant, il est indispensable de nourrir le désir.
Les liens du mariage sont plus forts, différents
de ceux qui unissent frères et surs ou
même que celui des parents pour leurs enfants;
contrairement aux précédents, les liens
d'amour entre mari et femme, s'ils ne sont pas entretenus.
Mari et femme doivent investir leurs émotions
les plus profondes et toues les forces pour développer
l'amour et le désir. Sans ce renouvellement crucial
et véritable cure de jouvence, l'amour du couple
s'affaiblit... puis meurt.
Or, ce qui nourrit l'amour et le désir dépendent
de la faculté, de la clarté avec laquelle
une femme, montrera son amour à son mari; il
est fondamental qu'une femme montre à son mari
l'importance que son bien être a pour elle.
Cette impulsion qui nait tout d'abord de la femme, est
décrit par le Cantique des Cantiques ainsi: "Qu'il
m'embrasse des baisers de sa bouche; ton amour est meilleurs
que le vin". Ce n'est que plus loin que le texte décrit
son amour à lui pour elle en réponse:
"Je suis à mon bien aimé et vers
moi se porte son attention". ce qui signifie: c'est
parce que je suis à mon bien aimé que
son désir se porte sur moi.
Pour nos Sages "une femme trouve grâce
aux yeux de son mari" dépend de son désir à
elle pour lui, comme il est écrit: "écoute
fille d'Israël: oublie la nation d'où tu
viens et la maison de ton père".Ce qui signifie à partir de
maintenant, c'est la relation avec ton mari qui sera
le centre de ta vie. Ce n'est qu'ensuite que "le
Roi désira sa beauté".
Pourquoi l'élan doit- il
venir de la femme?
Parce que c'est dans la nature profonde de l'homme de
désirer réellement sa femme lorsqu'il
sent qu'elle lui appartient de manière exclusive.
Bien que l'homme apprécie les qualités
et la beauté de sa femme, son amour pour elle
dépend de son amour à elle et le désir
ardent qu'elle a de lui !
Plus encore: s'il n'y a pas de certitude qu'elle lui
appartient exclusivement et qu'elle ne désire
que lui, il ne peut avoir d'amour stable pour elle.
L'amour et l'affection d'une femme pour son époux
sont les piliers de l'amour dans le couple.
On le voit, l'épouse est loin de n'être
qu'un élément passif dans le couple. Au
contraire c'est son action et son comportement à
elle qui provoque l'amour toujours plus fort de son
mari.
Avraham et Sarah : la relation de
couple idéale
Le Maharal commente la relation entre Avraham et Sarah
ainsi: "leur union était plus forte que
celle de n'importe quel couple au monde", comme
il est écrit: "regarde vers ton père
Avraham et vers ta mère Sarah qui t'a enfanté
car Je les ai appelé "un" ";
parce qu'ils avait réalisé cette union
parfaite.
Nos Sages nous enseignent que l'amour véritable
est le résultat d'efforts constants de la part
de l'homme et de la femme.
Rabbi Bana'a raconte qu'il a vu dans le Méarat
ha Ma'hpéla, Avraham, allongé dans les
bras de Sarah, et Sarah qui le regardaitLe Maharal explique que leur position à
chacun exprimait ainsi leur attachement l'un à
l'autre. C'est cela l'union complète et parfaite.
C'est le
type de lien qui unissait Sarah et d'Avraham qui réalise
la perfection de l'union sous tous ses aspects.
Nécessité que la
femme dévoile son désir passionné
pour son mari
La douleur d'un homme
'Hazal déduisent l'importance fondamentale d'une
femme pour son mari du verset : "J'ai trouvé
plus amer que la mort: une mauvaise femme".
Qu'est -ce que la Thora appelle une mauvaise femme?
"Celle qui dresse la table pour son mari et
la couvre de mets raffinés, mais qui lui tourne
le dos et refuse de manger avec lui" . Ainsi, une "mauvaise femme" est
une femme qui n'aime pas mais accomplît ses taches
de ménagère. Elle accomplit toutes ses
obligations, mais néglige la partie la plus importante
du mariage: montrer son amour et son désir pour
lui. En lui tournant le dos, elle montre clairement
qu'elle ne veut aucune relation avec lui.
Fusion des coeurs et des âmes
Le fait pour une épouse
de communiquer à son mari l'amour qu'elle lui
porte induit chez lui une volonté de la connaître,
de la découvrir et crée un désir
de fusion des coeurs et des âmes.
Montrer son amour
La réussite du mariage exige un travail constant
des époux visant à révéler
leur amour et à trouver l'un dans l'autre la
source de leur joie. Aimer, mais ne pas le montrer ni
l'exprimer est insuffisant. L'amour doit être
démonstratif et se révéler par
des paroles, des actions et une attitude appropriée.
C'est dans l'expression de son amour qu'une femme est
vraiment considérée comme épouse,
et il faut que cet amour et ce désir soient exprimés
clairement! Par la parole et par le geste. Tout dépend
donc d'elle.
L'enseignement tiré de l'histoire
des mandragores de Léa
Exemple remarquable d'une union
initiée par la femme
Lorsqu'elle révèle à son mari
qu'elle le désire et qu'elle a besoin de lui,
la femme confère à la relation sexuelle
toute sa valeur. Nos Sages enseignent d'après
Léa Imanou
Chaque femme qui provoque l'union sexuelle aura des
enfants du niveau de ceux de Moché Rabénou!
Or, dans la génération de Moshé
Rabénou, la Thora écrit: "prenez
pour vous des hommes sages et capable de raisonnement".
Et: "je placerai à la tête des
tribus des hommes sages et connus. Mais des hommes capables
de raisonnement, ils n'ont pas trouvé."
De Léa, la Thora écrit: "elle
sortit pour l'accueillir", puis lui dit: "viens
avec moi, car je t'ai acquis avec les mandragores de
mon fils".
Cette nuit là, Léa donna naissance à
Issa'har duquel descendent des Érudits de la
Thora. Des hommes intelligents qui savaient trancher
la loi, les chefs du Sanhédrin, et dont les frères
étaient à la tête du peuple juif.
Une façon de faire délicate
La Guemara enseigne que Léa ne s'est pas exprimée
directement,
ni avec agressivité, mais elle a agit de façon
à éveiller l'amour de Yaacov pour elle.
De quelle manière? Pour Rachi , il s'agit d'actes
d'affection. Pour le Ra'vad "en s'habillant
avec recherche pour attirer son regard et son désir"
Pour la Guemara, une femme doit éveiller le
désir de son mari avec délicatesse, créant
ainsi une relation profonde. Le Chita Mékoubetset
ajoute lui aussi que des fils sages et intelligents
naissent de l'amour et de l'amitié avec lesquelles
les époux agissent l'un envers l'autre. Chaque union requière l'éveil
de la tendresse et du désire de la femme.
La flamme de l'union pour rallumer
la lumière du monde
Nos Sages expliquent: pour avoir éteint (en lui
faisant mange de ets haddat) la lumière de Adam,
dont l'âme est appelée la bougie de D.ieu,
la femme doit allumer les bougies de Chabbat en rallumant
la flamme de l'amour pour son mari. C'est le vendredi
soir que la lumière est la plus intense: l'éveil
de la passion du vendredi soir doit venir de la femme.
Avec amour et déférence.
On tire un secret de ce verset: toutes les eaux du monde
ne sauraient éteindre l'amour
Léa a mérité
l'amour de Yaacov en lui exprimant son désir
de lui
Quand la femme sollicite son mari, l'union est parfaite.
Yaacov revint des champs un soir, et Léa sortit
afin de l'accueillir, en lui disant: "Viens
avec moi, car je t'ai acquis par les mandragores de
mon fils".
Or, Yaacov avait l'intention de se diriger vers la
tente de Ra'hel - qui est appelée "l'épouse
de Yaacov" . Mais Léa partit à sa rencontre
et l'attira dans sa tente. Une question se pose: que
s'est il passé qui a détourné Yaacov
de son habitude de retrvouer Léa, car il, est
bien connu qu'il aimait Ra'hel plus que Léa.
On pourrait penser que devant la sollicitude de Léa,
il s'est incliné, mais juste pour lui faire plaisir,
comme si cela n'était pas de sa propre initiative.
or ce n'est pas ce qu'il s'est passé: ce n'est
pas "par gentillesse" qu'il suivit Léa,
c'est volontairement, avec un réel plaisir.
La Thora commente:"cette nuit là, il
s'allongea avec elle, lui"
Les commentateurs expliquent ce "lui"
supplémentaire: c'est de son propre chef que
Yaacov vint auprès de Léa, quand il ressentit
l'ardent désir que Léa avait pour lui
et qu'il comprit ses intentions .
Le Or Ha'hayim confirme: "de son propre désir,
de sa propre volonté. Cela vint de lui et non
parce qu'elle fit pression sur lui.
Léa désirait intensément s'uniri
à Yaaco, c'était ce pour quoi elle priait;
elle se disait: "maintenant, mon mari va m'aimer".
. Et en
effet, elle devint la femme préférée
de Yaacov la nuit ou Issa'har fut conçu. D'où
lui vint ce mérite? "Et Léa vint
l'accueillir". C'est ce qui a permis à
Yaacov de prendre conscience de l'amour qu'elle avait
pour lui. Elle pris l'initiative de l'union et lui exprima
son désir et la joie qu'elle allait avoir d'être
avec lui. Ainsi, elle créa une union parfaite.
Il est écrit "il vint vers elle",
ce qui entresous entend que son intention était
d'avoir des enfants. Par ailleurs, le mot allongé
(vayichkav) dans "allongé à côté
d'elle", révèle proximité,
une intimité très particulière.
Il est possible cette expression signie également
que par son comportement, Léa eu le mérite
d'être enterrée avec lui, ce qu'indique
la position "allongé".
Lorsqu'une femme désire
s'unir à son mari, Dieu l'aide dans ses projets
La Guemara rapporte que Hachem aida Léa dans
ses projets, comme il est dit: "Issa'har 'hamor
garem" ce qui signifie: c'est un âne
qui fut la cause de sa conception . Comment cela? Quand Yaacov revint des champs,
son âne se mit à braire. Léa l'entendit
et s'en alla à la rencontre rencontre de Yaacov
et l'appela.
.
C'est un comportement particulièrement élévé
et kadoche pour une femme d'exprimer son amour et son
désir pour son mari, avant même qu'il en
exprime l'intérêt. Alors elle déclenche
et créé un amour intense et parfait de
son mari pour elle.
La rédemption viendra des
femmes Justes (Sota 11, b)
Les coutumes des femmes juives
en Egypte et le Kinor
Suivant l'exemple de Léa, en Egypte, les femmes
renouvelèrent l'amour dans leur couple et maintinrent
de cette façon les foyers juifs.
Nos Sages rapportent: "et il confectionna les
bassins avec les miroirs de la multitude".
Hachem dit à Moshé "accepte [les
miroirs afin de les utiliser dans le Michkan] - car
ils sont plus précieux à mes yeux que
n'importe quoi d'autre, puisque c'est grâce à
eux qu'une grande multitude est née en Egypte".
Alors que leurs maris rentraient extenués de
leur travail d'esclave, les femmes leur présentaient
un repas et des boissons. Elles prenaient les miroirs
et se regardaient avec leurs maris. Elles attiraient
leurs maris en leur disant "Je suis plus belle
que toi" (regarde moi), provoquant ainsi leur
désir. Alors ils s'unissaient, les femmes devenaient
enceintes et elles accouchaient là-bas. Comme
il est écrit: "Sous le pommier je t'ai
éveillé".
Ces miroirs, de par leur rôle dans le Chalom
Baït [malgré les difficultés de l'esclavage]
devinrent un instrument capital du Beth Hamikdach; ils
furent utilisés pour la fabrication du Kior,
bassin permettant de disculper une femme soupsonnée
à tort d'adultère . Ces bassins avaient donc
pour fonction de rétablir le Chalom Baït.
Ceci montrant à quel point les miroirs des femmes
étaient chers aux yeux de D.ieu.
La Guemara relate elle aussi comment les femmes permirent
aux hébreux de sortirent d'Egypte grace au mérite
d'avoir mis des enfants au monde malgrès l'esclavage.. Lorsque les femmes juives allaient
puiser de l'eau pour leurs maris, D.ieu faisaient entrer
des poissons dans leurs filets. Elles installaient alors
deux marmites, une remplir d'eau et l'autre contenant
les poissons. Elles les portaient jusque dans les champs,
là où se trouvaient leurs maris.
Puis elles leur préparaient un bain, les enduisaient
d'huile parfumée et s'unissaient à eux
devant les clôtures de séparations des
champs. Comme il est dit "lorsque tu t'allonges
entre [dans] les champs".
Ainsi, les femmes prouvaient-elle leur désir
et leur amour profond pour leurs époux. Elles
savaient l'exprimer, malgré les difficultés
de l'exil. Elles les distrayaient, leur faisant oublier
leurs problèmes, elles enflammaient leurs coeurs
afin de dévoiler leur amour pour elles, les attirant
autant parce qu'elles se faisaient belles que parce
qu'elles s'occupaient de leur bien être physique
- bain et nourriture.
La maison juive fut ainsi perpétuée sur
la base de couple qui exaltait leur amour malgré
l'obscurité de l'esclavage.
C'est sur l'unité du couple
qu'est fondée la liberté du peuple d'Israël
Le Maharal explique l'extraordinaire élévation
spirituelle atteinte par les femmes en Egypte, et comment,
ce fut véritablement leur comportement, qui fut
la source de la rédemption:
Le passouk "par le mérite des femmes
justes, nous avons étés libérés"
fait allusion a quelque chose de fabuleux: le désir
intense des femmes pour leurs maris eu pour conséquence
de voir naître la génération qui
serait libre; l'esclavage se rapporte au matériel
('homer) tandis que la liberté (tsoura) fait
référence à tout ce qui est spiritualité
et émotions.
Lorsqu'une femme provoque le désir de son mari
et qu'ils s'unissent, alors s'opère l'union du
matériel et du spirituel. De fruit de cette union
naissent des enfants dignes de la rédemption.
Le Talmud souligne également que "ils
s'unissaient dans les champs" montrait que
malgré les conditions extrêmêment
pénibles de l'esclavage, les femmes savaient
provoquer l'intimité entre elles et leurs époux.
D'après le Zohar, lorsque l'union véritable
est présente entre les époux, alors s'opère
l'union de l'aspect divin.
En effet, l'union est une donnée divine, contrairement
à la séparation qui est matérielle.Il est évident que
les femmes ont cette capacité de révéler
cette fantastique unité avec leurs maris, par
leur désir et leur ardeur pour eux et par leur
mérite, de tels enfants ont une personnalité
naturellement élevée vers le spirituel.
L'aide de D.ieu
dans la démarche de la femme vers son mari
Dans plusieurs endroits du Tana'h est relaté
la détermiation des femmes à renforcer
leur couple, et comment, Dieu intervint à chaque
foir pour les aider à réaliser leur projet.
- Dans le cas de Léa, D.ieu fit braire l'âne
de Yaacov alors que celui ci rentrait au camps où
se trouvait sa tente, (si bien que Léa pu aller
à sa rencontre, puisqu'elle l'avait entendu arriver).
 |
- Dans
le désert, en même temps que
la manne, D.ieu envoyait des épices
et des vêtements aux femmes, afin
qu'elles soient belles et parées
pour leurs maris. .
Rachi explique que les épices étaient
ensuite pilés dans un mortier afin d'être
utilisés comme parfums que les femmes. |
Le Midrash explique ce passouk des Théhilim
:"plus encore
que des murs d'ivoire, je t'ai procuré de la
joie"L'ivoire dont
il est question est celui des dents qui avait maché
la manne mangée par le peuple hébreu dans
le désert; la joie, fait référence
aux efforts faits par les femmes pour être belles
et désirables durant les 40 ans passés
dans le désert.
Ces exemples démontrent bien l'importance que
D.ieu accorde à la perfection des MO et qu'Il
aide chaque femme dans sa démarche de plaire
à son mari et de construire le foyer parfait.
Il est impératif que les femmes fassent tout
ce qui est en leur pouvoir afin de se faire apprécier
et aimer de leurs maris.
Le Midrash remarque: "la raison pour laquelle
les bijoux ont étés donnés aux
femmes est de leur permettre de se parer pour leur mari,
chez elles".Ainsi, le comportement attendu
d'une femme est d'utiliser tous les moyens à
sa disposition pour renforcer l'attachement de son mari
pour elle.
Conclusion du Ohel Ra'hel
"Dans les channts ou dans les
pleurs"
'Hazal expliquent que le verset "Hachem a établit
une demeure pour les célibataires, et fait sortir
ses captifs pour leur bien être" fait
allusion à la façon dont un couple peut
constuire son au foyer: soit dans la joie, soit dans
la douleur.
Que signifie "pour leur bien être",
bakocharote? Ce mot est écrit avec les même
lettres (beth, kaf, chine, taf) que les mots "Bé'hi"
vé "chirot": "des cris" et
"des chants de prières".
Celui qui les veut (les bienfaits d'une nunion forte
et intense dans le couple) chantera (chirot: chants)
; et celui qui ne les veut pas, pleurera (be'hi: pleurs).
.
Les bienfaits du foyer et des mitsvot qui s'y rapportent
sont tels que le couple chante cette abondance de bonté
qu'ils ont mérité par leurs efforts et
l'investissment dans la relation. Malgré tout,
ils ont le libre arbitre de faire fis des conseils de
nos Sages, auquel cas, leur foyer se construira dans
les pleurs.
Influence de la MO sur toutes les
autre Mitsvot
Nos Sages enseignent: "Le salaire d'une Mitsva
est la Mitsva elle même".
Si la façon dont leur foyer se construit entousiasme
un homme et une femme au point où il ait envie
de chanter, alors la MO sera un exemple pour toutes
les autres mitsvot, et ils les accompliront toutes dans
la joie et de bon cur. et la vie s'attacher
à leur foyer:"Les
Mitsvot sont le plus formidable cadeau que Hachem nous
ait offert afin de mériter la vie dans ce monde-ci
et dans le monde futur" Comme il est dit "Hachem nous à
commandé d'observer ses statuts afin de Le craindre,
pour notre seul bien, tous les jours de notre vie, afin
que nous vivions".
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