L'obligation de
Tsniout - Définition véritable de la
Tsniout
La Kedoucha des relations conjugales ne peut se tenir
que sur les bases de la Tsniout. C'est pourquoi, nos
Sages ont dit: Sanctifie toi au moment de la cohabitation.
Nidda 71, b Rachi explique " cohabite avec Tsniout
". La nécessité absolue d'être
Tsniout se comprend à la lumière de
ce qui a été expliqué dans les
chapitres précédents, et en particulier
que la Kedoucha des relations maritales n'existe que
si elles sont empreintes d'une intimité et
d'une union absolues.
Obligation de discrétion:
un temps exclusivement connu du couple
La relation sexuelle ne peut se faire que dans une
ère privée. Lorsque la relation est
exposée à l'extérieure, l'essence
même de la relation ne peut être maintenue,
et se transforme en un acte physique grossier et superficiel.
Le Maharal dit: "sans kedoucha, il ne reste
de la MO qu'un acte vil. Mais si elle est pratiquée
avec Tsniout, cela ne peut être considéré
comme de la grossier puisque la Tsniout est quelque
chose de kadoche". Netsiv Hatsniout
Obligation de discrétion:
une obligation de ne pas être vu par l'extérieur
Il est évident que le but de la Tsniout est
de maintenir la Kedoucha du mariage: la tsniout est
un moyen et non le but de l'acte sexuel; il ne s'agit
pas de cacher quelque chose d'inconvenant ou de sale,
il ne s'agit pas ici de la recommandation de couvrir
certaines parties du corps comme lorsque l'on est
en société par exemple.
Comme le dit le Yaavets: c'est précisément
du fait de sa très grande Kedoucha, que la
MO doit être faite avec Tsniout.
La kedoucha de l'acte ne peut se révéler
que dans une discrétion absolue; elle évolue
dans le cadre exclusif du couple. Concrètement,
s'il existe un risque d'être vu, le couple n'est
plus concentré sur lui même et l'une
des deux conditions permettant à la kadoucha
de s'exprime, de se développer et d'envahir
ensuite l'ère familiale.
Il convient donc que pour les personnes extérieures,
les époux soient plus deux personnes distinctes,
sans liens particuliers, qu'une entité révélant
son fonctionnement intime, la spécificité
de son lien, leur couleur unique et connu d'eux seuls,
l'ensemble assurant la présence divine présente
en eux mais cachée des autres.
Il n'y a que dans le cadre du privé que peut
s'épanouir l'intimité du couple, ce
qui est impossible avec la présence de personnes
extérieures. (De la même façon,
il était interdit de pénétrer
là où se trouvaient les Kerouvim)
La Tsniout dépend de la
dissimulation de l'intimité
Rien de la vie maritale ne doit être dévoilée.
Le Choul'hane Harou'h Yoré Déah dit:
"une femme doit agir avec discrétion
le soir de son Mikvé, afin qu'aucun homme ne
soit au courant". De celle qui n'agit pas
ainsi, il est dit d'elle dans des mots très
grave que la bénédiction ne peut se
déverser sur elle et qu'elle agit de façon
pulsionnelle sans réfléchir. En fin
de compte, une relation qui n'est pas empreinte de
e Tsniout est réduite à un acte exclusivement
physique et animal.
Pour illustrer cela, le Yaabets ajoute: "ils
cohabiteront avec Tsniout et leurs voix ne devra pas
être entendue (des autres)". De même, il est inapproprié de
montrer son affection devant les autres.
Obligation d'avoir un espace
privé, fermé
De même que le couple devra cacher le moment
de leur relation conjugale, de même,
il devront s'abstenir de penser à d'autres
personnes, et uniquement se concentrer
sur ce qu'ils font. La Hala'ha interdit les endroits
découverts afin que leur relation ne ressemble
en rien à un acte banal ou livré au
regard extérieur, comme il en est du Znout.
C'est
pour cette raison que les invités d'un couple
doivent absolument disposer d'une chambre privée
S'il y a quelqu'un dans la chambre d'éveillé
et qui pourrait comprendre ce qu'il se passe, la MO
est interdite. Une personne qui prend garde à
éviter la présence d'un bébé
(qui ne parle pas encore) ou un animal fait montre
d'une grande Tsidkout car cela empêche le couple
de se concentrer sur ce qu'ils sont en train de faire.
C'est seulement lorsqu'il se déroule dans un
espace privé, que l'acte sexuel ne se cantonne
pas à un acte physique et que la Kedoucha de
l'union des corps et des âmes est maintenue.
Le Tour ajoute: "il devra se comporter avec
Tsniout au moment de la MO et ne pas être vu".
Parler du désir
"Il te dominera" signifie qu'elle le
sollicitera par le cur, alors que l'homme le
fera par la parole. Ceci (la capacité de la
femme à solliciter son mari) est un trait de
caractère féminin appréciable. et témoigne de la façon
dont la femme intériorise la relation. Elle
suggère son désir plus qu'elle ne le
verbalise.
Certains avis par le passé recommandaient très
fermement aux femmes de ne pas s'exprimer en thermes
explicites comme le Rambam pour qui "un femme ne sollicitera
pas la relation maritale explicitement" et
considèrent que cela diminue la kedoucha qui
règne sur le couple et développe chez
les enfants une tendance à l'effronterie; à
ce titre, ce comportement pourrait faire partie des
9 Midot interdites.