Amour physique et émotionnel - Répercussion
sur la personnalité des enfants
On a vu dans le précédent chapitre
que c'est par la MO qu'un couple devient une âme
et un corps unique. Ce niveau élevé
et complet va encourager la création d'un enfant
raffiné et idéal. Comme le dit le Zohar:
"quand l'homme et la femme s'unissent, ils
sont comme un corps unique; et étant un âme
et un corps unique, ils sont appelés "individu"
(Adame). C'est alors que le Saint Beni soit-Il vient
demeurer dans ce corps uni et y place une âme
sainte".
Rambam insiste sur les répercussions de l'amour
entre l'homme et sa femme sur les enfants à
naître. "Il doit rapprocher son cur
avec des mots persuasifs, avec sa permission, désir,
et amour; alors, cet amour si fort qui va se créer
entre eux deux au moment de leur union donnera naissance
à un être fort, intelligent et raffiné".
De même, le Ya'bets rappelle que "c'est
de l'amour qu'ils se portent l'un pour l'autre au
moment de la relation sexuelle, que dépendra
l'intelligence de l'enfant à naître".
C'est lorsque l'amour véritable et l'élan
des coeurs se traduit et s'expriment par l'élan
des corps, que l'enfant qui naîtra sera parfait.
Ce que confirme le Séfer 'Hassidim : "quand le désir est très
grand, les enfants seront des Tsadikim".
Si l'on y réfléchit bien, la force
et la puissance de l'union des corps implique obligatoire
ment l'union des âmes de l'homme et de sa femme.
Par extension, l'unité des corps participe
à l'équilibre du foyer, comme il est
dit: "il s'attachera à sa femme et
ils formeront une seule chaire".
Le besoin d'actions qui éveillent
l'amour
De même que la Mitsva de Onègue Chabbat
et de Sim'hat Yom Tov s'accomplit par des réalisations
physiques, de même, la seule manière
d'être une seule chaire ne peut se réaliser
que par la MO.
On inclue dans la MO, toute action qui a pour effet
d'augmenter l'amour et qui permet aux époux
de réaliser l'unité du couple. (Nos
sages disent: va tafe'h Ha avionaCela fait référence
au désire qui apporte le Chalom dans le couple.
En effet, les actes physiques existent nécessairement
pour exprimer et renforcer l'amour, accomplir une
Mitsva et réaliser l'unité du couple.
Il est donc évident que le plaisir est un élément
nécessaire à la construction du couple,
et qu'il constitue une part entière de la Mitsva
Ainsi que l'explique Rachi: Tant qu'une femme n'a
pas de plaisir, elle ne peut s'attacher à son
mari.
En d'autres termes, la Mitsva"il s'attachera
à sa femme
" ne se réalise
que si le plaisir existe. Et le Tosfot Haroche écrit
à propos de nos Imaot: elles eurent des relations
sexuelles dans l'intention d'en retirer du plaisir.
Le comportement de Ra'hel Imanou démontre
la même idée: elle voulurent toutes les
2 les mandragores de Réouven, afin de mériter
de donner naissance aux tribus [le plaisir engendrant
la Tsidkout des enfants, il devenait alors certain
que les 12 tributs sortiraient de cette union puisqu'
elles y trouvèrent du plaisir
1) les mandragores sont un aphrodisiaque.
2) le plaisir assure la conception d'enfants parfaits]
Le Rambam explique:
Il est possible qu'elle désira ces mandragore
afin de parfumer le lit conjugal, afin d'honorer Yaacov,
parce que c'est ainsi que font les femmes. Comme il
est écrit : j'ai parfumé mon lit avec
des myrrhes, des aloès et des cinnamome.
Et d'aucuns disent que les doudaim sont des herbes
qui augmentent le plaisir.
Le nom lui même de doudaim vient du mot dodim:
aimés.
De l'importance des mots qui éveillent
l'amour
Interrogé sur la meilleure manière d'établir
les préliminaires, le Rambam dit:
"il devra lui parler, la faire rire un peu,
de façon à la détendre".
Nos Sages ajoutent: "celui qui veut des garçons
qui soient des Bnéi Thora, devra scruter ses
actions et séduire son épouse avant
l'acte sexuel. Il est évident que tout
ce qui enflamme les sentiments et la joie est Kadoche."
(Aussi
longtemps que ce n'est pas obscène).
A partir du moment où ils ont commencé
l'intimité conjugale, il est interdit de parler
d'autre chose que de leur amour. La raison est que
les discussions à ce moment là peuvent
les distraire et donc affaiblir leur joie. Il est
par ailleurs fondamental pour l'homme de ne pas penser
à une autre femme, et la femme à un
autre homme, cela le principe des 9 Midot décrites
dans les chapitres précédents. .
D'après le Tour: "Il parlera avec
elle de façon à éveiller son
désir à lui (certains disent son désir
à elle). La Guemara rapporte rapporte
au sujet de rabbi Eliezer qui agissait de cette façon
et que c'est la raison pour laquelle ses enfants étaient
si enfants.
En résumé, La MO exige des 2 conjoints
qu'ils réalisent une union totale au moyen
de paroles et d'actes qui éveillent les âmes
et les corps à l'amour et l'unification.
La joie associée à l'intention d'accomplir
une Mitsva, engagent sur le chemin de la kedoucha
à la fois les parents et des enfants.