i
je ne suis pas pour moi, qui le sera?
Par ces 3 courtes questions, Hilel le
Juste nous livre 3 principes fondamentaux.
Premièrement, il renvoie chacun
d'entre nous à ses responsabilités.
Que faisons-nous de notre vie? Sommes-nous
acteur, exerçons-nous notre libre
arbitre ou laissons nous cela à
d'autres? "Si je ne suis pas pour
moi", c'est à dire, si je
ne développe pas ma propre personnalité,
si je ne m'en donne pas les moyens, qui
le sera: qui le fera à ma place?
Qui sera "moi"? Nul autre que
moi-même ne peut révéler
ce que je suis. Nous pouvons nous faire
aider, prendre conseil, mais en aucun
cas, quelqu'un d'autre peut réfléchir
et décider à notre place.
Si je ne cherche pas, puis si je ne décide
pas de ce qu'il me faut, qui saura ce
qu'il me faut? Si je n'effectue pas de
développement personnel, qui s'en
occupera, et que deviendrai-je? Suis-je
en train de devenir ce que je suis? Ou
est-ce que je me contente de mimer un
mode de vie où je ne suis pas "moi-même".
Le développement personnel- la
recherche de mon être profond- dépend
en dernier ressort de ma volonté
et de mes efforts.
Et si je suis pour
moi, qui suis-je?
Si je ne suis que pour moi,
quel type d'individu suis-je donc? Une
fois posé l'impératif de
s'occuper de soi et de se réaliser
pleinement, Hilel en pose aussitôt
les limites. En tant que peuple ou en
tant qu'individu, il n'y a pas d'avenir
si le bien être de l'autre n'a pas
de place dans ma vie. Je ne peux pas être
exclusivement pour moi même.
D'abord parce que pour révéler
ma personnalité et pour me libérer
de mes défauts, je dois donner.
Ensuite parce que, faisant partie d'un
tout, je doit veiller sur ce tout. Je
fait partie d'une communauté, d'un
peuple, d'une nation, j'ai des obligations
envers elle, chacun selon ses possibilités.
En vérité,lorsque je donne
de mon temps et de mon énergie,
quand j'uvre pour les autres, c'est
à moi-même que je donne,
avant tout. Le judaïsme considère
le don de soi comme un grand bienfait,
c'est pourquoi nos Sages recommandent
même de remercier celui que l'on
a aidé!
Et si ce n'est pas
maintenant, alors quand cela sera-t-il?
Hilel s'adresse ici d'abord aux
jeunes gens. Il leur demande de ne pas
perdre de temps, de penser avec sérieux
à former leur esprit par l'étude
et l'apprentissage d'un métier.
Cette dernière partie parle du
temps qui passe et de l'intérêt
de bien l'utiliser. Ce que le jeune homme
ou la jeune fille n'apprend pas maintenant,
il l'apprendra plus difficilement plus
tard.
Aux autres, Hilel conseille de ne pas
différer ce qui peut être
fait maintenant. Il suggère de
ne pas tarder à partir à
la recherche de soi et de s'invertir dans
le bien être d'autrui, car le bien
que nous en tirerons, qui nous le donneras?